Le Président de la Cour Constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta, a rejeté en bloc les affirmations de certaines langues sur ses accointances avec le chef de l’État, les qualifiant des simples préjugés.

C’était au cours d’une interview qu’il a accordé au confrère de la Voix de l’Amérique, Marius Muhunga, depuis les États-Unis.

« Le problème qui tue notre pays et même l’Afrique ce sont des préjugés. Sous d’autres cieux, on juge quelq’un par ce qu’il a fait. Mais il serait quand-même regrettable qu’on te juge par ta taille, par ta chemise, par ton appartenance provinciale et ethnique or ces choses là nous ne les choisissons pas », a lancé Dieudonné Kamuleta.

Le Président de la Cour Constitutionnelle rappelle qu’il est devenu haut magistrat alors que Félix Tshisekedi n’était pas encore Président de la République.

« Je suis arrivé à la Cour Constitutionnelle en 2018 c’est-à-dire que je suis déjà haut magistrat tandis qu’en ce moment là l’actuel chef de l’État n’est pas chef de l’État. Donc ce n’est pas lui qui m’a amené à la haute magistrature », a-t-il déclaré.

S’agissant de la rude épreuve qui l’attend en 2023 relative au verdict final de l’élection présidentielle surtout, Dieudonné Kamuleta fait savoir qu’il a passé toute sa vie à trancher des problèmes, et de ce fait il est habitué aux tensions.

« Le simple fait d’être magistrat m’a habitué à être à l’aise devant les tensions. Toute ma vie j’ai appris à trancher, toute ma vie j’ai appris une chose à savoir : quand on tranche et qu’il y a deux parties, celui qui a perdu, vaut mieux qu’il soit de bonne foi pour reconnaître ; mais très souvent, personne n’est de bonne foi. Ce qui importe pour celui qui tranche, ce n’est pas ce que l’autre dit mais plutôt ce que sa conscience dit », s’est-il exprimé.

Par ailleurs, Dieudonné Kamuleta minimise les allégations faites par certaines langues au sujet de son appartenance à la même province et ethnie que le chef de l’État, car dit-il, ce n’est pas sa province qui l’a porté à la haute magistrature.

« Je ne pense pas être originaire du même village que le chef de l’État. Même si tel était le cas, est-ce ce village là qui m’a amené à la haute magistrature? Est-ce un péché d’appartenir à une même province que tel ou tel autre? », s’est interrogé Dieudonné Kamuleta.

Et de poursuivre : « le chef de l’État je le connais en tant qu’institution. Je ne l’ai pas connu en tant que citoyen du pays, je ne l’ai pas connu en tant personne physique et cela est vérifiable ».

Pour rappel, Dieudonné Kamuleta a été porté à la tête de la Cour Constitutionnelle en juin dernier en remplacement de Dieudonné Kaluba après tirage au sort.

By Hervé Itoma

Directeur Général