Initiateur du Parti pour un Congo Nouveau (PCN), Willy Bakonga Wilima signe sa rentrée politique de la plus belle de manière après près de cinq ans de silence, marqué par un recul politique pour mieux se relancer.

Véritable animal politique, Willy Bakonga refait surface au moment où l’hypocrisie commence à gangrener l’union sacrée, plateforme politique au pouvoir à laquelle le Parti pour un Congo Nouveau appartient.

*Loyauté et attachement à Félix Tshisekedi*

Sans ambages, l’ancien Ministre de l’EPST se classe à ce jour parmi les premiers soutiens de Félix Tshisekedi, jurant fidélité et loyauté à son idéologie. Ancien du PPRD de Joseph Kabila, Willy Bakonga se dit émerveillé par le patriotisme qui anime Félix Tshisekedi.

« Son engagement pour un Congo émergent, son attachement aux valeurs républicaines, son oreille attentive aux désidératas des congolais, sa détermination à booster le développement de la République Démocratique du Congo sont des éléments qui dépassent mon entendement. Jamais je n’avais vu un sens de patriotisme élevé chez un dirigeant avant son avènement au pouvoir », laisse entendre Willy Bakonga.

*L’épineuse question de la constitution*

Si certains sociétaires de l’union sacrée jouent à la montre avant de se prononcer sur le débat autour de la rédaction d’une nouvelle constitution, et si d’autres soufflent le chaud et le froid, le Parti pour un Congo Nouveau et son leader Willy Bakonga, sont catégoriques : « il faut changer de constitution pour permettre à Félix Tshisekedi d’aller jusqu’au bout de ses réalisations ».

Pour illustrer son engagement aux côtés de Félix Tshisekedi dont les « réalisations sont grandioses », le Président du PCN se dit disposer à demander à Dieu d’offrir cinq années de sa vie à Félix Tshisekedi pour que celui-ci continue de conduire à bon port la République Démocratique du Congo.

« La première République, la deuxième République et la troisième République ont échoué. Nous devons basculer vers la quatrième République avec Félix Tshisekedi. Je demande à Dieu de retirer cinq années sur le nombre de mes années d’existence, et de les ajouter à Félix Tshisekedi pour qu’il continue de développer le pays», tranche Willy Bakonga.

*Actions de terrain*

Entre les médias, le rappel des troupes au PCN et la mobilisation de la masse, Willy Bakonga se montre décisif.

Dimanche 22 mars dernier, il a tenu un grand meeting dans l’enceinte de la FIKIN où une foule immense a répondu présente à l’appel du Parti pour un Congo Nouveau.

Figure emblématique de la Tshopo, Willy Bakonga affûte sérieusement ses armes pour s’enraciner au niveau national.

*Enjeux politiques de l’heure*

Au-delà du changement de la constitution, la carte du dialogue politique n’est pas du tout à écarter. Dans ce volet, Willy Bakonga se montre déterminé à figurer à l’avant-plan de la scène politique.

Outre le dialogue politique, le remaniement du gouvernement se profile à l’horizon d’après certaines indiscrétions. Ici, Willy Bakonga a encore des éléments qui plaident en sa faveur.

Lors de son dernier passage au gouvernement où il occupait le poste de Ministre de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST), Willy Bakonga a marqué son empreinte en dépit du contexte tendu dans lequel ce gouvernement a évolué.

Ci-dessous ses réalisations à l’EPST :

✓Suppression de la motivation des enseignants par les parents de la maternelle au secondaire. Les parents commencent à se faire quelques économies puisqu’ils sont soulagés par cette mesure salvatrice ;

✓Paiement de 100.000 Non-Payés (N.P) qui avaient attendu plus de 15 ans et perdu l’espoir d’être payés ;

✓Paiement de 55.000 Nouvelles Unités (N.U) du primaire ;

✓Paiement des salaires des enseignants (maternelle, primaire et secondaire) de 120.000fc à 380.000fc voire 400.000fc équivalant à 250$, chose jamais faite dans notre pays ;

✓Augmentation des frais de fonctionnement des écoles publiques (maternelle, primaire et secondaire) de 50.000fc à 2 millions dans certaines écoles ;

✓Instauration pendant le COVID-19, l’enseignement à distance pour sauver l’année blanche. D’ailleurs, c’est quasiment la première fois qu’un ministre enseigne ;

✓Création d’un climat de paix, de confiance, de travail et de franche collaboration avec son vice ministre et tous les enseignants ;

✓Organisation des épreuves de l’examen d’état et Enafep avec 5 millions pour les 2 alors qu’après lui, les mêmes épreuves ont 16 millions pour l’Enafep et 20 millions pour l’examen d’état.

Passionné de l’enseignement, promoteur des écoles à travers la ville de Kinshasa, Willy Bakonga dispose d’un profil idéal pour redonner du tonus au secteur de l’enseignement primaire secondaire et technique.

By Hervé Itoma

Directeur Général