Président du parti politique « Pour l’amour du Congo », PAC en sigle, l’opposant Jonathan Ngbele hausse le ton contre les différents responsables du transport aérien en République Démocratique du Congo après le drame qui s’est produit ce vendredi 25 septembre à Kenge.
Pour cet opposant, il est anormal qu’aucune décision disciplinaire ou administrative ne soit prise à contre le Ministre national des transports, les responsables de la Régie de Voie Aérienne ainsi que ceux de l’autorité de l’aviation civile malgré les pertes en vies humaines occasionnées par ce crash.
Pour lui, à défaut de la démission volontaire des responsables du transport aérien en République Démocratique du Congo, des mesures drastiques doivent être prises pour sanctionner l’incompétence qui a conduit à ce drame.
« 24 heures après le crash d’un avion qui a arraché la vie à plusieurs paisibles compatriotes, j’ai du mal à dormir. Ainsi, je présente de prime abord mes sincères condoléances à l’armée congolaise, à l’ensemble des magistrats de mon pays, et respectivement à la famille biologique du Lieutenant-Général Mutombo Mukalay et celle du Lieutenant-Général Likulia Bakumi Lucien-René, sans oublier les familles des officiers et sous-officiers qui faisaient partie de cette délégation. Cependant, une question mérite d’être posée : pourquoi la culture de démission n’existe pas en RDC ? Sous d’autres cieux, plusieurs démissions dans le secteur du transport aérien seraient enregistrées quelques minutes seulement après le crash qui a coûté la vie de plusieurs compatriotes, notamment celle de l’animateur de la justice militaire. À défaut de la démission volontaire de ses responsables, un État sérieux prendrait déjà des mesures drastiques pour sanctionner les responsables du secteur de transport aérien. Pourquoi jusqu’à l’heure actuelle, aucun responsable du ministère des transports ; de l’Autorité de l’aviation civile et de la Régie de Voie aérienne n’est frappé par une mesure disciplinaire ou administrative ? », déplore Jonathan Ngbele.
Sceptique quant aux enquêtes censées éclairer les zones d’ombres de ce crash, Jonathan Ngbele fustige la légèreté avec laquelle certains sujets sont abordés.
« L’impunité érigée en mode de gestion illustre davantage la faiblesse du leadership au commande des affaires à la tête du pays. Comme à l’accoutumée, des enquêtes seront annoncées sans que ses résultats ne soient connus du grand public. Pendant ce temps, les responsables du secteur des transports et principalement ceux du transport aérien, continueront à se la couler douce », a-t-il regretté.
Il sied de rappeler que le crash de Kenge a coûté la vie à 17 personnes parmi lesquelles, l’auditeur général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo ainsi que le Premier Président de la Haute Cour Militaire.
