Invité du journal Afrique sur TV5 Monde, Nicolas Kazadi, ancien argentier national, a passé en revue les différents sujets d’actualités qui touchent la République Démocratique du Congo.
Presenté comme auteur du détournement des fonds alloués à l’achat des lampadaires et forages, indexé comme « coupable en liberté » à qui Constant Mutamba faisait allusion dans son allocution aux états généraux de la justice, Nicolas Kazadi, dans un discours narquois, a invité le Ministre de la Justice à s’atteler d’abord sur les conclusions des états généraux qui divisent les magistrats.
«Il a déjà beaucoup à faire avec les états généraux de la justice. Je n’ai pas entendu mon nom mais s’il parlait de moi c’est vraiment regrettable parce que ça s’appelle de la manipulation médiatique et du mensonge en ce qui le concerne puis ce n’est pas la première fois que je le dénonce. Comme les faits sont têtus, il se trouve aujourd’hui que les conclusions des états généraux de la justice sont remises en question par toute la corporation, ce qui veut dire qu’il y aurait encore eu un mensonge. Je le laisse d’abord régler ce problème et moi en ce qui concerne la justice, je suis disposé à y répondre à tout moment», a déclaré Nicolas Kazadi, qui a répondu par la même occasion au Président de l’observatoire de la dépense publique (ODEP), qui l’accuse d’avoir bénéficié d’un certain privilège pour être disculpé par la justice, dans l’affaire forages et lampadaires.
«Qu’il apporte des éléments. J’ai fait une interview fleuve il y a quelques jours sur le fond du dossier et jusqu’à ce jour il n’y a pas eu un avis contraire. Ce Monsieur dont vous parlez, n’honore pas la société civile parce qu’on sait par qui il est payé. Donc je ne donne pas de crédit ni d’importance à ses propos», a-t-il indiqué.
S’agissant de deux nouveaux programmes conclus entre le gouvernement congolais et le Fonds Monétaire International, estimés à trois milliards de dollars américains ; et l’annonce faite par son successeur Doudou Fwamba, relative à la rupture avec sa gestion, Nicolas Kazadi révèle que l’actuel partenariat est la continuité de sa gestion car il repose sur ses réformes et réalisations.
À l’en croire, il n’y aurait pas eu de nouveau programme si le précédent n’avait pas abouti.
«Il est (Doudou Fwamba) entrain de faire sa petite politique. La décision du FMI nous avons travaillé sur cela même au moment où nous avons conclu un nouveau programme en juin dernier. Donc c’est la suite logique parce qu’il n’y aurait pas de nouveau programme si le précédent n’avait pas terminé. J’ai mis la barre très haut en ce qui concerne la performance, les recettes et les réformes. Il faut maintenir ce niveau très haut. Et puis commencer un programme c’est une chose, l’achever en est une autre. Je souhaite bonne chance à tous ceux qui ont auront la charge de piloter ce nouveau programme pour qu’il arrive à bon port», a dit Nicolas Kazadi.
Désormais député national, Nicolas Kazadi réitère sa ferme volonté à apporter sa contribution dans l’amélioration de la gouvernance du pays afin de booster son développement.
