Après le report de la marche du 08 juillet, la Coalition pour la défense de l’article 64 de la constitution maintient sa mobilisation pour la marche prévue le 22 juillet pour exiger la démission de Félix Tshisekedi, en dépit de l’implication de la CENCO et de l’ECC de ramener l’opposition à la raison.
Prince Kinana, Président du Mouvement des Nationalistes Divergents et membre de la conférence des Présidents de la C64, justifie la position de cette plateforme par la « versatilité » de Félix Tshisekedi.
Pour lui, Félix Tshisekedi doit « renoncer publiquement » au projet du changement de constitution.
« Comme M. Félix Tshisekedi n’a jamais eu d’égard pour la parole donnée, étant coutumier des revirements et prêt à renier jusqu’à sa propre signature, notamment à travers sa célèbre formule « TUNA NZAMBE (interrogez Dieu) », la Coalition C64 maintient la marche du 22 juillet jusqu’à ce qu’il renonce publiquement, clairement et sans équivoque à son projet de changement de la Constitution », dit-il.
À en croire le Président du MND, la mobilisation populaire demeure la « seule voie » pour contraindre Félix Tshisekedi à ne pas toucher à la constitution.
« Le dialogue et la rue ne sont pas antinomiques ; ils constituent deux leviers stratégiques de la résistance démocratique face à la tyrannie. Plaqué au sol et acculé, il n’aura plus aucune bouée de sauvetage », a-t-il réagi.
Pour rappel, une délégation de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo et de l’Eglise du Christ au Congo ont rencontré la C64 avec comme objectif de solliciter de la part des ténors de cette plateforme politique, l’annulation de la marche du 22 juillet prochain.
