Invité à prendre parole comme panéliste au forum parlementaire d’Addis-Abeba sur l’intégrité électorale et la démocratie en Afrique, le Sénateur Salomon Kalonda dresse un tableau de l’état des lieux de la démocratie en République Démocratique du Congo.

S’exprimant à la tribune du Forum parlementaire sur le renseignement et la sécurité, le sénateur congolais Salomon Idi Kalonda Della a livré une analyse critique de l’intégrité électorale sur le continent africain, en prenant la République démocratique du Congo comme illustration.

Lors de la cinquième session, placée sous le thème « Intégrité territoriale et démocratie en Afrique », il a déploré le fossé persistant entre la volonté exprimée par les électeurs et les résultats issus des scrutins.

« En Afrique, des hommes et des femmes risquent leur vie pour voter. Ils parcourent des kilomètres, bravent la pluie, la chaleur et les menaces, puis attendent des heures dans les files d’attente. Et à la fin ? Le résultat ne reflète pas leur choix », a-t-il affirmé.

Pour l’élu du Haut-Katanga, cette réalité continue de marquer plusieurs pays africains, en particulier la RDC.

« L’Afrique mérite mieux que des élections truquées. Elle mérite mieux que des résultats fabriqués. Elle mérite mieux que des démocraties de façade. Quand une élection fait l’objet d’une fraude en Afrique, c’est une défaite pour la démocratie universelle. Parce que les États faillis naissent de scrutins confisqués. Parce que les conflits armés naissent de résultats contestés », a-t-il poursuivi.

Il a souligné que la République démocratique du Congo, malgré ses immenses ressources naturelles, son potentiel considérable et la résilience de sa population, peine encore à transformer ces atouts en prospérité pour ses citoyens et à faire du suffrage populaire un véritable instrument de gouvernance démocratique.