Maître Jeannot Lompempe, Président du Front pour la Patrie, n’a pas tardé à réagir aux déclarations du pasteur Ejiba Yamampia et de Jonas Tshiombela, acteur de la société civile ; qui apportent leur soutien au changement de la constitution en mettant en exergue l’article 217 comme grand danger pour la République Démocratique du Congo.

Pour Jeannot Lompempe, Ejiba Yamampia et Jonas Tshiombela roulent pour le pouvoir en place et font une interprétation erronée de l’article 217 de la constitution.

« Après avoir suivi avec attention les déclarations de M. JONAS TSHIOMBELA et EJIBA YAMAPIA sur l’article 217 de la Constitution, je suis au regret de constater leur insuffisance manifeste en matière d’analyse juridique et constitutionnelle. Ces deux intervenants relayent une lecture tronquée et biaisée de l’article 217, visiblement au service d’une stratégie de manipulation de l’opinion publique orchestrée par le pouvoir de Monsieur Félix TSHISEKEDI. Pour quiconque maîtrise ne serait-ce que les fondamentaux du droit constitutionnel congolais, il est évident que l’article 217 ne peut être interprété isolément, comme le font M. TSHIOMBELA et M. YAMAPIA », a-t-il réagi.

Et d’ajouter : « Une lecture sérieuse impose de le combiner avec l’article 214 de la Constitution, et de le mettre en perspective avec l’article 5 de la même loi fondamentale. C’est uniquement par cette lecture croisée que l’on saisit la portée réelle et les limites implicites de la disposition ».

Ainsi, Jeannot Lompempe Lompempe exige un débat public avec Ejiba Yamampia et Jonas Tshiombela tout en leur demandant de « cesser de manipuler les congolais ».

« Je mets donc au défi M. Jonas TSHIOMBELA, porte-voix de la « Nouvelle Société Civile » inféodée à l’UDPS, et Ejiba YAMAPIA, de cesser d’induire le peuple en erreur sur cette question. À titre de rappel, des dispositions similaires à l’article 217 existent dans plusieurs constitutions africaines. Elles n’ont rien d’exceptionnel ni d’inconstitutionnel en soi. Pour lever toute ambiguïté et éclairer l’opinion nationale, je lance un appel public à un débat républicain et contradictoire avec M. Jonas TSHIOMBELA, sur le plateau de son choix, concernant l’interprétation de l’article 217 de la Constitution », a déclaré Jeannot Lompempe.

Le débat autour du changement de constitution ne cesse de défrayer la chronique. Si pour le pouvoir en place, la démarche vise à doter au pays d’une loi fondamentale en harmonie avec les aspirations congolaises, l’opposition quant à elle considère ceci comme une manœuvre dilatoire pour permettre à Félix Tshisekedi d’avoir un mandat illimité à la tête de la République.

Pour l’heure, les confessions religieuses se déchirent et se tirent à boulets rouges.

By Hervé Itoma

Directeur Général