Dans un communiqué rendu public ce lundi 19 janvier 2026 et signé par son porte-parole, Héritier Ekoto, le front anti-dialogue réaffirme sa position de ne pas participer à la table ronde politique en gestation.

À défaut d’y participer, le mouvement porté par Dieudonné Nkishi exige aux demandeurs du dialogue de reconnaître sans ambages, l’agression rwandaise ; le rôle de Paul Kagame ainsi que celui de l’AFC-M23 dans la détérioration de la sécurité dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.

En outre, le front anti-dialogue demande aux formations politiques ayant souscrit au schéma du dialogue de dévoiler publiquement leurs agendas avant le lancement officiel de ces assises.

Considérant le dialogue comme une « mascarade politique » pour se partager le pouvoir, le front anti-dialogue met en garde la classe politique contre « la consécration de l’impunité des criminels », notamment avec le phénomène « brassage et mixage » au sein de l’armée nationale.

Le front anti-dialogue en appelle à la retransmission directe du déroulement des travaux qui constitueront ce dialogue et recommande également le débat à l’Assemblée nationale, sur les résolutions qui sortiront de cette table ronde politique.

Convaincu que le dialogue n’apportera aucune solution aux problèmes qui rongent la République Démocratique du Congo, le front anti-dialogue estime que le pays a besoin d’un « choix politique clair entre justice et impunité ».

«Pas de dialogue sans vérité. Pas de vérité sans justice. Nous ne dialoguerons pas avec des fusils encore fumants», a conclu le communiqué du front anti-dialogue.

Il sied de noter que le front anti-dialogue a collecté plus d’un million de signatures à travers le pays dans le cadre de sa pétition pour s’opposer à la tenue d’une table ronde politique.

By Hervé Itoma

Directeur Général