Désormais chef rebelle, le choix de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, d’officialiser son appartenance à un mouvement insurrectionnel ne cesse de faire réagir l’opinion.
Dans une interview, Patrick Muyaya, Porte-parole du gouvernement, accuse le Président honoraire de tenter de revenir au pouvoir par un coup d’état.
D’après Patrick Muyaya, le gouvernement réitère sa détermination à défendre l’intégrité territoriale afin de déjouer le plan mis en place par Joseph Kabila, relatif au renversement de l’ordre constitutionnel.
« Le choix du Président honoraire de prendre les armes signifie qu’il a choisi de tuer les congolais pour penser renverser l’ordre constitutionnel et revenir au pouvoir. On lance un mouvement pour tenter de se donner un nouveau visage mais en réalité, les intentions, les projets macabres, les modus operandi sont bien connus. Les acteurs restent les mêmes, la nature du mouvement aussi, un groupe armé supplétif du Rwanda. Nous restons fermes dans nos engagements pour régler le volet sécuritaire de la crise tant dans le cadre de Washington avec le père qu’à celui de Doha avec le fils. Quelle que soit sa dénomination, ce groupe armé relooké est appelé à disparaître au terme du processus de Doha », a réagi Patrick Muyaya.
Dans la même interview, le porte-parole du gouvernement invite l’opposition, principalement la Coalition Article 64, à clarifier sa position ; elle qui ne jurait que par la participation de Joseph Kabila au prochain dialogue.
« Les leaders de l’opposition notamment ceux du C64, qui exigeaient la participation du Président honoraire au dialogue doivent se prononcer entre la République et l’agression maintenant que le fils aîné Joseph Kabila a officialisé son rôle de chef des supplétifs », a-t-il indiqué.
Le peuple étant souverain, Patrick Muyaya appelle les congolais à se mobiliser pour barrer la route à cette nouvelle tentative de renversement de l’ordre constitutionnel.
« Le pouvoir appartient au peuple congolais. Il se conquiert par les urnes, pas par les armes. Le Bloc pour la République va se dresser contre cette nouvelle aventure », a-t-il martelé.
Pour rappel, c’est le 12 octobre dernier que le Président honoraire a officialisé son implication dans la rébellion à travers la création du Front pour la Refondation de la Nation, un mouvement politico-militaire dirigé par lui-même.
