Depuis quelques temps, certains analystes et politiciens se plaisent à répandre l’idée que l’honorable Vital Kamerhe, Président de l’Assemblée nationale, serait « sur une chaise éjectable », en raison d’un prétendu isolement politique au sein de l’Union sacrée. Une telle lecture, montée depuis des officines politiques bien identifiées, relève davantage de la passion partisane que de l’analyse objective. Elle ignore volontairement le parcours scientifique et politique d’un homme qui a toujours placé l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de toute considération.
*Un intellectuel rigoureux et un bâtisseur de consensus*
Vital Kamerhe n’est pas seulement un acteur politique, il est aussi titulaire d’un diplôme en économie de l’Université de Kinshasa. C’est un intellectuel reconnu pour sa rigueur scientifique. Enseignant à ses débuts, il s’est imposé dans le débat national par sa capacité à vulgariser les questions économiques et à offrir une vision claire des réformes nécessaires pour moderniser la République Démocratique du Congo.
Son expertise a fait de lui un conseiller recherché dans plusieurs cercles institutionnels, avant même son ascension politique. Ses écrits et interventions scientifiques traduisent un patriotisme ancré dans la connaissance et non dans l’improvisation.
*Un parcours politique marqué par le courage et le dialogue*
Secrétaire Général du PPRD à l’époque, puis président de l’Assemblée nationale (2006-2009), Vital Kamerhe a toujours incarné l’art du dialogue et du rassemblement. C’est lui, qui, au lendemain des élections de 2006, a su pacifier les tensions parlementaires et donner une orientation républicaine à la chambre basse.
Loin d’être « un homme paniqué », il a montré à plusieurs reprises sa capacité à prendre des positions courageuses, quitte à sacrifier son confort politique. Son départ du PPRD, en désaccord avec la gestion de la guerre à l’Est, en est une preuve éclatante. C’est ce courage politique qui a fondé l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), devenue aujourd’hui l’une des principales forces politiques du pays.
Contrairement aux insinuations de ses détracteurs, Vital Kamerhe n’a jamais été un adversaire du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Bien au contraire, il a joué un rôle central dans la victoire électorale de 2018, en acceptant avec humilité de se ranger derrière le candidat du Cap pour le Changement (CACH), au nom de l’alternance démocratique tant attendue par le peuple congolais.
Comme Directeur de cabinet du Chef de l’État, malgré les tempêtes politiques et judiciaires, il est resté attaché à la vision présidentielle, contribuant à la consolidation de l’Union Sacrée. Ses prises de parole récentes démontrent son engagement constant pour la réussite du mandat de Félix Tshisekedi et pour la stabilité des institutions.
Accuser Kamerhe de « trahison », de « panique » ou de « mégestion », c’est méconnaître son parcours. L’homme n’est pas parfait, comme tout acteur public, mais il a toujours affronté les épreuves judiciaires et politiques avec dignité, sans chercher refuge dans le populisme.
Quant aux pétitions évoquées, elles relèvent du jeu parlementaire normal. Dans une démocratie, la critique et la remise en question de certains équilibres institutionnels ne sont pas synonymes de complot. Faire de Vital Kamerhe un bouc émissaire traduit davantage une peur de sa stature politique qu’une réalité des faits.
*Une stature nationale qui dérange*
Vital Kamerhe incarne aujourd’hui une figure centrale de la vie politique congolaise : un homme d’État expérimenté, respecté au niveau international, qui a toujours su mettre la science et la politique au service de la nation.
Ses détracteurs le peignent comme un homme affaibli! La réalité, c’est qu’il demeure un acteur incontournable de l’équation politique congolaise. Plutôt que de diaboliser son action, il serait plus honnête de reconnaître qu’il continue, malgré les obstacles, à travailler pour l’unité et la souveraineté de la RDC.
En définitive, la véritable chaise de Vital Kamerhe n’est pas « éjectable » : elle est solidement ancrée dans la confiance d’un peuple qui connaît son histoire, son engagement et ses sacrifices. Ses adversaires gagneraient à débattre sur des idées plutôt que d’entretenir des procès d’intention.
Richman BUKA INGOMO, Chercheur en communication.
