Les membres de la société civile expriment leur mécontentement face à la décision « injuste » de la libération par la justice, de certains membres de la « milice Force du Progrès ».
Selon eux, cette libération pourrait renforcer un sentiment d’impunité et compromettre les efforts de justice.
«Les forces du progrès vont reprendre des formes variées des représailles : actes de vandalisme sur des propriétés, agressions physiques, harcèlement et menaces constantes comme ce fût le cas pendant la période électorale», disent-ils.
D’autres voix dénoncent également une stratégie délibérée visant à museler les opposants en les isolant ou en les forçant à l’exil. Des résidences de personnalités comme Kanyeba Angel, Sarah Luyamusu, et Franck Diongo ont été vandalisées, obligeant leurs familles à fuir pour leur sécurité. Même des structures symboliques, comme le siège du LGD de Matata ou l’Ecidé de Martin Fayulu, ont été ciblées. Plus récemment, l’attaque de la résidence de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila a soulevé l’indignation générale.
L’impunité dont bénéficient les membres de cette milice renforce le sentiment de déni de justice. Leur acquittement par les cours et tribunaux est perçu comme une caution donnée à ces pratiques répressives de ce groupe protecteur du pouvoir et protégé du parti au pouvoir.
Par ailleurs, ces actions semblent s’inscrire dans une stratégie plus large visant à neutraliser toute opposition à une révision de la Constitution, initiative controversée du pouvoir en place comme ce fût le cas pendant la période électorale avec les dénonciations de détention illégale de machines à voter par certains dignitaires du pouvoir.
Qui vivra verra!
