Ciblé par une attaque menée la nuit du jeudi 1er au vendredi 02 juin par des hommes armés, le siège de la Fondation Laurent Désiré Kabila a été systématiquement fouillé et saccagé pour des raisons non encore élucidées jusqu’à ce jour.

À travers un communiqué de presse rendu public ce vendredi 09 juin, Jaynet Kabila, Présidente de la Fondation qui porte le nom de son père Laurent Désiré Kabila, est montée au créneau pour condamner cet acte barbare qui intervient pour la deuxième fois en l’espace de 11 mois.

« Ces assaillants ont forcé et violemment cassé les portes d’entrée du bâtiment, ainsi que toutes les portes des différents bureaux à l’intérieur et le contenu de plusieurs mobiliers ont été renversés, fouillés et éparpillés », signale Jaynet Kabila.

Et de poursuivre : « Il est important de noter que c’est la deuxième fois que les bureaux de la Fondation soient victime de telles opérations clandestines et illégales. Le 09 juillet 2022, vers 21h30′, la Fondation a connue des actes pareils où un élément de la police commis à la garde de la Fondation a été enlevé à l’entrée principale du siège, par des individus non autrement identifiés alors qu’il faisait ses rondes de sécurité. Il a été sauvagement brutalisé et neutralisé avec une matraque électrique et jeté dans une jeep blanche de marque Land cruiser, communément appelé missionnaire, sans plaque d’immatriculation puis. Une fois dans le véhicule, il a été menotté, cagoulé et soumis à un interrogatoire avec des questions surprenantes posées à maintes reprises qui n’avaient aucun fondement car ledit policier n’avait aucune qualité d’engager la Fondation ».

Par ailleurs, Jaynet Kabila regrette que ces bavures qui « violent intentionnellement les articles 12, 16, 29, 31, 34 et 37 de la constitution de la République Démocratique du Congo qui consacre la protection des droits garantis et l’inviolabilité des domiciles », ne soient jamais condamnées en dépit de l’alerte lancée par sa fondation à l’endroit des autorités compétentes.

Ainsi, Jaynet Kabila rappelle aux uns et aux autres le devoir de respecter la mémoire des héros qui ont combattu jusqu’au sacrifice suprême pour la libération du Congo et prêchent par la même occasion, la paix sociale qui doit caractériser notre vécu quotidien comme peuple.

« Ces actes criminels profanent la mémoire du digne fils du pays, qui a consacré sa jeunesse et toute sa vie dans le long combat de 1961 à 1997 contre le système dictatorial pour remettre la République Démocratique du Congo sur le rail de la démocratie et de la souveraineté par la révolution pardon, jusqu’au sacrifice suprême le 16 janvier 2001 », lit-on dans le communiqué de presse de la Fondation Laurent Désiré Kabila.

Et de conclure : « Pour la paix et l’harmonie sociale, chacun a la responsabilité et l’obligation de respecter et d’honorer tous les anciens Présidents de la République ainsi que d’autres dignes fils qui ont sacrifié leur jeunesse pour l’intérêt de la Nation parfois, jusqu’au sacrifice suprême ».

Située sur le boulevard du 30 juin à Gombe à Kinshasa, la Fondation Laurent Désiré Kabila est opérationnelle depuis 2002.

By Hervé Itoma

Directeur Général