Kinshasa, 13 octobre 2026 – La lutte contre l’apatridie, la protection juridique des réfugiés et le retour volontaire des Congolais ayant fui les conflits ont été au centre d’une audience accordée, mardi à Kinshasa, par le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, au nouveau Représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en République démocratique du Congo, Maurice Azonnankpo.

Cette première rencontre a permis aux deux responsables de réaffirmer leur volonté de renforcer la coopération entre le ministère de la Justice et le HCR, notamment dans la prévention de l’apatridie, l’accès aux documents d’état civil et la protection des droits des personnes contraintes de fuir leur lieu de résidence.

À l’issue de l’audience, Maurice Azonnankpo a salué les avancées de la RDC dans le processus d’adhésion à la Convention de 1954 relative au statut des apatrides et à celle de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie.

« Le ministère de la Justice est un partenaire stratégique du HCR dans le travail que nous menons pour réduire les risques d’apatridie », a-t-il souligné.

Les échanges ont également porté sur les difficultés d’accès aux documents d’identité, la clarification du statut juridique de certaines personnes déplacées et réfugiées, ainsi que leur protection dans le contexte des conflits dans l’Est du pays.

Le Ministre d’État Guillaume Ngefa a insisté sur la nécessité d’examiner chaque situation avec rigueur, dans le respect de la législation congolaise, des droits fondamentaux et des engagements internationaux de la RDC.

Évoquant la situation des Congolais réfugiés dans les pays voisins, Maurice Azonnankpo a réaffirmé l’engagement du HCR à accompagner leur retour volontaire, dans la sécurité et la dignité.

Il a rappelé la tenue récente de réunions tripartites entre la RDC, les pays d’asile et le HCR, destinées à créer les conditions nécessaires à ces retours et à favoriser une réintégration durable, notamment par l’accès aux services sociaux de base.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre cette collaboration afin de garantir une meilleure protection juridique aux réfugiés, de prévenir l’apatridie et d’accompagner les populations affectées par les déplacements forcés.

 

Cellule de Communication/Ministère de la Justice