Membre de la délégation du Président du Sénat Jean-Michel Sama Lukonde, le Sénateur Moïse Ekumbo Longulu a marqué les esprits au Forum des Jeunes Parlementaires de l’Union Interparlementaire (UIP).

Dans un discours offensif et structuré, l’élu de Tshuapa a fait le lien entre le drame sécuritaire de l’Est et la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi qui place la jeunesse congolaise au centre de ses priorités.

*La jeunesse, première victime de la guerre d’agression*

Le Sénateur Moïse Ekumbo a rappelé une réalité crue : depuis 30 ans, la jeunesse congolaise est la principale victime du conflit à l’Est.

Un rappel stratégique qui replace la question des jeunes non pas comme une simple question sociale, mais comme une conséquence directe de la guerre. En citant les rapports de l’ONU qui documentent les violations commises par les RDF et l’AFC/M23, il internationalise la question et met la communauté parlementaire mondiale devant ses responsabilités.

La réponse de Kinshasa, ce n’est pas les armes, pas de recrutement forcé de la jeunesse dans l’armé mais c’est la formation et l’emploi.

Face au recrutement des jeunes par les groupes armés, Moïse Ekumbo a opposé la doctrine du Président de la République, Felix Tshisekedi basée sur : La formation, l’emploi, la responsabilité et l’espoir pour la jeunesse congolaise.

Il a cité deux instruments phares : le FOGEC (Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat) et le programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais ».

C’est le cœur politique du discours. L’angle est habile : il transforme une faiblesse (des jeunes désœuvrés recrutables) en une réponse politique structurée du Président de la République. Il a bien vendu la vision présidentielle à l’international.

« Il n’y a pas d’avenir sans paix » et le dialogue national est l’une de voie de cohésion et d’inclusion sociale.

Le Sénateur a fait le lien entre l’initiative du Président Tshisekedi pour un dialogue national pour la cohésion et la paix, et la nécessité d’y impliquer massivement les jeunes.

Ici, Moïse Ekumbo porte le message de Sama Lukonde et du Palais. Il présente le futur dialogue non comme un arrangement politique, mais comme un projet de paix porté par la jeunesse. Un argument qui plaît beaucoup à l’UIP dont le thème est la paix et la jeunesse.

*Dernier angle : L’hommage diplomatique*

En saluant le mandat de Tulia Ackson à la tête de l’UIP, il a joué la carte diplomatique.

*Geste d’un parlementaire aguerri*

Il salue la présidente sortante tanzanienne, pays hôte du sommet à Arusha. C’est de la courtoisie parlementaire qui ouvre des portes.

En résumé, Moïse Ekumbo a réussi son coup. Il a parlé jeunesse, mais il a surtout parlé sécurité, diplomatie et bilan de Félix Tshisekedi, le tout devant plusieurs centaines des parlements du monde.

 

Celcom Sénat