Kinshasa — Commune de Limete. Un litige opposant une locataire à son bailleur prend une tournure préoccupante. Au centre de l’affaire, un homme présenté comme David Ndjondji Ilunga, connu comme colonel des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), est accusé par sa locataire, Madame Jeiel Kanvu, d’avoir manqué à ses obligations contractuelles et d’avoir, selon les plaignants, invoqué son statut de militaire dans le cadre du différend.
L’affaire concerne un appartement situé au n°31 de l’avenue Kasuku sur la première rue dilandos, dans la commune de Limete, à Kinshasa, composé d’une chambre, d’un salon, d’une cuisine et d’une salle de bain, pour un loyer mensuel de 230 dollars américains.
*Une garantie locative de 1.150 dollars*
Selon les éléments communiqués par la partie plaignante, Madame Jeiel Kanvu a versé au bailleur, la somme totale de 1.150 dollars américains au titre de la garantie locative.
Après avoir effectué le paiement et aménagé le logement en prévision de son prochain mariage, la locataire affirme avoir découvert que la porte de l’appartement avait été forcée et qu’un autre occupant avait été installé dans les lieux sans son accord.
Cet occupant aurait, toujours selon le récit de la plaignante, utilisé certains effets personnels et ustensiles appartenant à Madame Kanvu.
À l’approche de son mariage, son fiancé, M. Jean-Pierre Bolunda, se serait rendu sur place afin de préparer l’installation du couple. Il aurait alors découvert qu’une autre personne occupait déjà le logement.
*Des explications contestées par la partie plaignante*
Interpellé sur la situation, le bailleur aurait expliqué avoir hébergé une personne qu’il disait être en situation de détresse et sans domicile.
La partie plaignante affirme cependant que le bailleur aurait ensuite demandé le paiement anticipé du loyer afin que le nouvel occupant puisse libérer l’appartement. Malgré le paiement effectué, selon les plaignants, le logement serait demeuré occupé.
Estimant que les engagements contractuels n’étaient plus respectés, M. Jean-Pierre Bolunda aurait alors demandé la résiliation du contrat ainsi que la restitution de la garantie locative.
*900 dollars remboursés sur les 1 150 dollars*
Après plusieurs réclamations, le bailleur aurait finalement remboursé 900 dollars américains, laissant un solde de 250 dollars.
Selon les plaignants, un engagement aurait été pris, sur décharge, de régler le montant restant dans un bref délai.
Plusieurs relances seraient toutefois restées sans suite. À la date du 7 octobre 2026, correspondant au dernier délai qui aurait été convenu entre les parties, le solde de 250 dollars n’aurait toujours pas été intégralement payé.
Les plaignants affirment que le bailleur aurait proposé de verser seulement 200 dollars, proposition qu’ils auraient refusée, souhaitant obtenir le règlement du montant restant dû.
*Des violences et des pressions dénoncées*
La situation aurait ensuite dégénéré. Selon le récit de M. Jean-Pierre Bolunda, le bailleur, accompagné de membres de sa famille, l’aurait violemment expulsé des lieux, avec des coups et des menaces.
Toujours selon le plaignant, il lui aurait été signifié qu’il pouvait saisir la justice et qu’aucun autre paiement ne lui serait effectué.
Ces allégations, qui sont graves, doivent naturellement être établies par les autorités compétentes, notamment au moyen de témoignages, de documents, de décharges, de preuves de paiement, de constatations éventuelles et, le cas échéant, de certificats médicaux.
*Une question qui interpelle les autorités militaires*
Au-delà du différend financier entre les parties, cette affaire soulève une question plus large : un militaire des FARDC peut-il invoquer sa qualité ou son influence présumée pour intimider, faire pression ou empêcher.
