Une commission sera mise en place pour examiner la situation des habitations situées dans les emprises de la Société nationale d’électricité (SNEL) à Bandalungwa, à l’issue d’une séance de travail tenue lundi entre le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, et une délégation de cette entreprise publique.

Conduite par son Directeur général, le professeur Teddy Lwamba Muba, la délégation de la SNEL a été reçue quelques jours après qu’une cinquantaine d’habitants de Bandalungwa ont saisi le Ministre d’État au sujet des menaces de démolition de plusieurs habitations situées à proximité d’une ligne électrique à haute tension.

« Les habitants de Bandalungwa venus me voir m’ont dit qu’ils étaient dans leurs droits. Voilà pourquoi nous voulons comprendre non seulement l’historique de la pose des pylônes et de la ligne à haute tension, mais aussi la légalité de l’action envisagée par la SNEL », a déclaré le Ministre d’Etat.

Les responsables de la SNEL ont présenté les considérations techniques et de sûreté liées à l’occupation des emprises des lignes à haute tension, ainsi que les risques encourus par les populations vivant à proximité de ces installations.

« Nous avons échangé avec l’autorité sur deux aspects : la légalité, mais aussi la voie de la sagesse. Nous avons exposé les raisons techniques et les questions de sûreté qui pourraient mettre en danger les personnes vivant sous ces emprises », a indiqué le Directeur général de la SNEL.

Teddy Lwamba Muba a annoncé la mise en place d’une commission chargée d’approfondir l’examen du dossier et de rechercher une solution tenant compte de la législation en vigueur, des impératifs de sécurité et des droits des habitants concernés. Il a également appelé les populations au calme et privilégié la voie du dialogue.

Le 27 août dernier, une cinquantaine d’habitants des quartiers Adula, Bisengo et Sykin, conduits par le député national Godé Mpoyi, avaient été reçus par le Ministre d’État. Ils avaient notamment soutenu que certaines occupations étaient antérieures à la mise en service, en 1983, de la ligne à haute tension concernée et présenté des documents fonciers remontant, pour certains, aux années 1950 et 1960.

Le Ministre d’État avait assuré que le dossier serait examiné dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République. La séance de travail de ce lundi s’inscrit dans cette démarche visant à concilier légalité, sécurité des populations et préservation des droits de toutes les parties.

 

 

Cellule de Communication/Ministère de la Justice et Garde des Sceaux