Nous mourrons aussi par le déni des vérités. La politique au Congo est devenue carrément l’art de la négation et des mensonges. Les champions dans la fabrication de fausses informations ne sont autres que l’UDPS. Ces faux opposants au régime de Mobutu ont, depuis leur naissance, pris le mensonge comme facteur de déstabilisation des pouvoirs en RDC. Ils se considèrent comme les seuls Congolais, disons les seuls vrais selon eux.
Pour l’UDPS, Mobutu fut un centre-africain, Kabila rwandais, Kamerhe burundais, sans oublier Mukwege aussi. Katumbi, n’en parlons pas, lui est tout sauf Congolais. Des mensonges cousus pour des besoins populistes, mais qui impactent malheureusement profondément la cohésion politique nationale.
Ils sont arrivés au pouvoir par la tricherie, gérant la guerre de l’Est, dans un pire mensonge. Nous avons entendu des phrases telles que « Goma ne tombera pas », « À partir de Goma, je peux bombarder Kigali », « S’ils osent prendre une seule localité, une seule… ». Alors que, quand Félix nous mentait en direct de Top Congo, le M23 était déjà à Bunagana, Kiwanja, Nyanzale, Ishasha, ou pour lui, cette partie n’était pas en RDC.
Pour empirer la situation, aux mensonges des gouvernants, on ajoute ceux des militaires et des autres champions du domaine, qui sont les wazalendos. Ils s’imaginent des victoires, créent des mythes basés sur rien de vrai, suscitant un espoir dans une population naïve, ce qui se termine par une déception inévitable.
Prenons le cas de Walikale : Le M23 a clairement annoncé son intention de quitter, sur demande du Qatar. Hésitant au départ, ils ont fini par mettre en application la demande du médiateur. Un pays sérieux aurait officiellement reconnu les efforts de la médiation en le remerciant. Nous, des menteurs professionnels, assistons à des montages ridicules, des dénis de vérité, un triomphalisme nauséabond et, pire, la répression et le pillage des maisons des opposants et de la population civile.
Ceci étant dit, et par expérience du passé, le M23 peut profiter de cette communication désordonnée du régime des menteurs et du désordre que sèment les wazalendos dans la cité pour la reprendre , et le monde entier regardera sans être capable de les condamner.
Si j’étais Félix, je demanderais à la seule Monusco de sécuriser cette cité et, par cette décision, être sûr que Kisangani est à l’abri. Mais comme le populisme est érigé en mode de gestion de la République, on crache même sur les rares pistes de solutions qui peuvent exister dans la longue marche de la pacification de l’Est.
L’UDPS est une malédiction pour le Congo.
La réflexion libre de Patrick Mundeke
