Élu du Haut-Katanga, le Sénateur Salomon Idi Kalonda Della ne badine pas avec la gestion de la chose publique.

Au cours de la séance plénière de ce jeudi 14 novembre sur la reddition des comptes, le Sénateur Salomon Kalonda a fustigé la manière peu orthodoxe avec laquelle les deniers publics ont été gérés, relativement au rapport établi par la Cour des Comptes.

Alors que la chambre basse du parlement préconise la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour éclaircir les zones d’ombres sur le rapport de la cour des comptes, le Sénateur Salomon Kalonda trouve dans cette démarche l’intention de vouloir étouffer l’affaire et de protéger les responsables incriminés par ce rapport.

«Nul n’ignore que quand on veut enterrer un dossier, on crée une commission. Soyons sérieux. Le parlement est l’autorité budgétaire. Il est donc constitutionnellement de notre devoir et de notre obligation de pointer, certes, des responsabilités mais aussi et surtout de tirer les conséquences», s’est passé exprimé l’élu du Haut-Katanga.

Pour lui, les parlementaires doivent prendre des mesures drastiques contre les auteurs présumés de faute de gestion.

«Je propose des sanctions politiques comme la motion de défiance pour des ministres qui sont encore en fonction, des sanctions judiciaires pour les ministres qui ne sont plus en fonction selon la gravité des faits ou encore des sanctions administratives pour ceux qui ne sont pas nécessairement des responsables politiques mais qui se retrouvent dans la chaîne de dépense», a préconisé Salomon Kalonda.

Et d’ajouter : «Ces comptes ne sont ni sincères ni conformes et ne correspondent en rien à la réalité du terrain. Quoi qu’il en soit, en ce qui nous concerne, nous Sénateurs, la moindre des choses que les responsabilités soient clairement établies et que des sanctions appropriées et proportionnées soient prises au moment du vote de la loi».

Il sied de noter que le rapport de la Cour des Comptes fait état d’une gestion catastrophique des deniers publics, marquée notamment par la sur-exécution de certaines dépenses et la sous-exécution des budgets déjà modestes accordés aux secteurs sociaux de base ; les très faibles moyens accordés aux Provinces…

By Hervé Itoma

Directeur Général