À Muanda, les réalités de la justice ne se résument pas aux dossiers. Elles se traduisent aussi par des infrastructures insuffisantes, des locaux exigus, des conditions de travail difficiles et des procédures dont le suivi préoccupe les autorités locales. C’est cette réalité que le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, est venu constater sur le terrain.

La journée commence avec les autorités territoriales. Reçu par l’Administrateur du territoire, Nicolas Kinduelo Ndombasi, le Ministre écoute les préoccupations de Muanda : sécurité, délinquance, accès à la justice et suivi des procédures. Une même attente ressort des échanges : rapprocher davantage la justice de la population et apporter des réponses plus efficaces aux infractions les plus graves.

Puis le Ministre se rend au Parquet près le Tribunal de paix. Là, les réalités du terrain apparaissent dans toute leur concrétude.

Le Parquet ne dispose pas de bâtiment propre. Les infrastructures de détention sont insuffisantes et aucun dispositif adapté aux mineurs n’est disponible. Magistrats, greffiers et autres agents judiciaires exercent, eux aussi, dans des conditions difficiles.

À Muanda, ces insuffisances affectent directement le fonctionnement quotidien de la justice : accueil des justiciables, conservation des dossiers, suivi des procédures et prise en charge des personnes détenues.

Justice et protection de l’environnement : un même enjeu de droit

Cette présence sur le terrain conduit également le Ministre vers les mangroves de Muanda, écosystèmes protégés et particulièrement sensibles. Ici, la question environnementale rejoint directement celle du respect du droit : une partie de ces espaces a été attribuée à des particuliers, donnant lieu à un litige sur le statut foncier des terrains concernés.

Guillaume Ngefa se rend sur les lieux pour constater l’état des travaux et prendre connaissance des éléments à l’origine du litige. Une décision judiciaire a suspendu les travaux de remblayage et de construction engagés sur une partie du site.

Sur place, le Ministre échange avec les responsables locaux et examine notamment le statut des terrains, les conditions d’attribution invoquées et le respect des règles applicables aux mangroves. Cette démarche s’inscrit dans la même logique : veiller à l’application du droit, au respect des décisions de justice et à la préservation des espaces protégés.

À Muanda, la protection de ces mangroves dépasse ainsi la seule question foncière. Elle touche à la sauvegarde du littoral et des écosystèmes côtiers, faisant de leur préservation un enjeu à la fois juridique, environnemental et d’intérêt public.