L’évaluation du sit-in organisé le 25 septembre dernier, l’analyse de la situation générale du pays et l’adoption d’un agenda d’actions futures figuraient parmi les points inscrits à l’ordre du jour de la réunion du cadre de concertation opposition-societé civile de ce vendredi 27 septembre, organisée au siège du parti politique Piste pour l’émergence dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa.
Bien que satisfait de la « réussite » du sit-in organisé devant le Palais de la justice le 25 septembre dernier, dans sa déclaration, après cette réunion, le cadre de concertation continue de durcir le ton contre la traque et l’arrestation des opposants et acteurs de la société civile.
«Ces actes sont contraires à la constitution et aux engagements internationaux de la République Démocratique du Congo en matière de protection des droits humains», peut-on lire dans la déclaration du cadre de concertation qui continue d’exiger la libération des prisonniers politiques dont Mike Mukebay, Jean-Marc Kabund, Seth Kikuni, Daniel Safu…
Le cadre de concertation réitère également son opposition à la candidature de la RDC au conseil des droits de l’homme des Nations-Unies.
Passant en revue la situation socio-économique du pays, le cadre de concertation dresse un bilan sombre des conditions dans lesquelles vivent les congolais.
«La souffrance du peuple a atteint un niveau insupportable et le gouvernement de Tshisekedi reste impuissant face à cette crise», indique le compte-rendu de cette réunion.
Le cadre de concertation opposition-societé fustige également la persistance de l’insécurité dans la partie Est de la République Démocratique du Congo ainsi que l’inaction des autorités face à la montée en puissance du banditisme urbain (Kuluna).
«Le Président est déconnecté des réalités du peuple, préoccupé plutôt par des activités de loisir et des voyages somptueux à l’étranger», lit-on dans cette de déclaration.
Face à cette situation jugé chaotique par le cadre de concertation opposition-societé civile, ce dernier annonce des actions des grandes envergures pour exiger l’amélioration des conditions de vie des congolais ainsi que la cessation de la traque des voix dissidentes.
«Il n’y a pas des congolais d’en haut ni des congolais d’en bas. Le train de vie des dirigeants doit être revu à la baisse et des fonds publics détournés doivent être restitués», souligne cette plateforme.
Tout en demandant aux congolais d’être aux aguets, le cadre de concertation opposition-societé civile promet de dévoiler les différentes dates de la tenue de ses manifestations dans les jours qui viennent.
«L’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action effective pour le bien-être partagé. Il est de notre devoir de porter la voix de la majorité silencieuse et de mener ce combat pour la dignité, jusqu’à la victoire», indique la déclaration du cadre de concertation opposition-societé civile.
