Dans un communiqué rendu public ce jeudi 29 août 2024, le Front Commun pour le Congo, famille politique du Sénateur à vie Joseph Kabila, fustige les intimidations ; menaces et arrestations dont sont victimes ses membres.

Pour le FCC, ces pratiques visent à museler l’opposition afin de ne pas dénoncer sa « megestion ».

«Le FCC souligne que la persécution de ses membres, ainsi que des autres opposants, ne constitue pas qu’un recul regrettable sur le chemin de la démocratie et de l’Etat de droit. Il est aussi et surtout le signe d’un pouvoir intolérant, prédateur, corrompu et corrupteur, sans vision ni compétences et qui, face à son incapacité avérée de répondre aux attentes légitimes du peuple, pense compenser son déficit criant de légitimité en muselant toute opposition ou contradiction», lit-on dans le communiqué du FCC.

Dans le même communiqué, le Front Commun pour le Congo exige la libération « immédiate » de ses membres mais aussi l’arrêt des poursuites et la traque de ses membres dont certains sont obligés de vivre en clandestinité soit d’aller en exil.

«Plusieurs camarades résistants, combattants de la liberté et autres compatriotes, de l’Opposition comme de la Société Civile, engagés contre la dictature ou exprimant tout simplement désenchantement et frustration face à des promesses de campagne jamais tenues, sont enlevés et détenus illégalement, pendant des semaines, voire des mois, par des services prétendument de sécurité, l’ANR et la DEMIAP, mais qui sont en fait devenus des services propagateurs d’insécurité. D’autres camarades sont, pour leur part, portés disparus, obligés de s’exiler ou de vivre en clandestinité, dans des conditions inhumaines et loin de leurs familles. Le FCC exige donc la libération immédiate et sans condition, de ses membres et de tous les opposants», poursuit même le communiqué.

Rappelons que Joseph Kabila, son épouse mais aussi plusieurs cadres de sa famille politique font l’objet des menaces et des arrestations arbitraires.

By Hervé Itoma

Directeur Général