Arrêté depuis le 30 mai dernier au tarmac de l’aéroport international de N’djili, Salomon Idi Kalonda Della lutte entre la vie et la mort, apprend-on des sources médicales.

En dépit du rapport médical établi par son médecin et de la contre-expertise réalisé par 19 autres médecins, la justice bloque l’évacuation du conseiller spécial de Moïse Katumbi à l’étranger pour des soins appropriés.

Ainsi, face à l’indignation suscitée par l’attitude cynique du ministère public qui tient mordicus à juger le conseiller spécial de Moïse Katumbi sur son lit d’hôpital, l’ONG des droits de l’homme, la Voix des sans voix a haussé le ton contre ce manque criant d’humanisme.

Pour Roustan Mwanketa, Directeur exécutif de cette structure, l’État congolais ne perd rien en accédant à la demande de la défense de Salomon SK Della qui exige la surséance du procès pour trois mois, le temps que le prévenu poursuive avec les soins de santé au pays ou à l’étranger.

«Point n’est besoin de rappeler que Monsieur Salomon Idi Kalonda est avant tout, un être humain qui a des droits que l’État congolais doit respecter et faire respecter. Aucun prétexte ne doit justifier la tenue des audiences foraines avec un détenu sur le lit d’hôpital, sous respiration artificielle car cela est humainement inacceptable dans un Etat de droit», a dit Roustan Mwanketa.

Et de poursuivre : «La Voix des sans voix lance un SOS à titre humanitaire aux autorités congolaises en général et au Président de la République en particulier, en sa qualité de magistrat suprême, pour sauver la vie d’un être humain dont l’état de santé ne fait que se dégrader, en procédant à la surséance du procès, jusqu’au rétablissement total du prévenu».

Il sied de rappeler que lors de la dernière audience, le ministère public a demandé à la Cour de juger le prévenu Salomon SK Della sur son lit d’hôpital.
La réponse de la Cour est attendue le 08 Novembre prochain relativement à la demande du ministère public.

By Hervé Itoma

Directeur Général