La société Hanrui Metal Congo SARL (HMC) est sortie de son silence à travers un communiqué de presse publié ce samedi 13 juin 2026 afin de réfuter ce qu’elle qualifie de « campagne de désinformation » relayée sur plusieurs plateformes numériques.

L’entreprise affirme que les accusations portées contre elle reposent sur des informations erronées et seraient liées à un conflit entre avocats, sans implication directe de la société ni des autorités congolaises.

Dans son communiqué, la société minière basée à Kolwezi indique que les informations circulant depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux et certains médias en ligne sont « totalement fausses » et participent à une tentative de manipulation de l’opinion publique.

Selon la direction de HMC, les faits présentés dans certaines publications ne reflètent pas la réalité du dossier en cours et déforment le déroulement des événements.

*Une chronologie des faits contestée*

La société affirme notamment que la chronologie présentée dans les publications incriminées est inexacte. Elle précise que le dossier n’a pas débuté le 27 mai 2026, comme cela a été avancé, mais que les premiers contacts avec le Conseil National de Sécurité (CNS) remontent au 16 mai 2026, date à laquelle un responsable de l’entreprise aurait été invité à se présenter devant cette institution. HMC ajoute que Madame Léa Yemeli a ensuite été convoquée à son tour dans le cadre du même dossier.

L’un des principaux points soulevés par la société concerne les accusations de demandes de paiement qui auraient été formulées par le CNS ou par l’instructeur du dossier. Hanrui Metal Congo dément catégoriquement ces allégations et assure qu’aucune somme d’argent n’a été exigée par les autorités.

L’entreprise rejette également les informations faisant état d’une prétendue demande de 5 millions de dollars américains, qualifiée de « pure invention ». Elle conteste par ailleurs les affirmations relatives à la saisie de 1,1 million de dollars américains, qu’elle juge mensongères.

Toute fois, HMC reconnaît avoir effectué un virement de 500 000 dollars américains à un avocat dûment mandaté pour assurer le suivi et la gestion du dossier.

*Un différend entre avocats au cœur de l’affaire*

La société estime que l’origine de la polémique résiderait dans un conflit opposant plusieurs conseils juridiques. Elle affirme ne reconnaître qu’un seul avocat officiellement mandaté depuis le 19 mai 2026 par le gérant de l’entreprise, conformément aux procurations établies. Selon HMC, les autres personnes se présentant comme représentants légaux de la société ne disposeraient d’aucun mandat valide.

Pour la direction de l’entreprise, les accusations relayées sur internet seraient donc la conséquence directe de frustrations liées à cette situation.

*Soutien affiché au Conseil National de Sécurité*

Dans la conclusion de son communiqué, Hanrui Metal Congo réitère sa confiance envers le Conseil National de Sécurité ainsi qu’envers les responsables chargés de l’instruction du dossier.

L’entreprise salue particulièrement le professionnalisme, la dignité et le respect observés par les autorités depuis l’ouverture de la procédure.

*Une mise au point ferme*

Par cette sortie médiatique, Hanrui Metal Congo SARL entend mettre un terme aux spéculations et rassurer ses partenaires ainsi que l’opinion publique. La société maintient que les accusations portées contre elle sont infondées et affirme sa volonté de continuer à coopérer pleinement avec les institutions de la République dans le traitement de ce dossier.