L’imbroglio autour des fonds décaissés par le trésor public pour l’organisation des neuvièmes jeux de la Francophonie qui ont eu lieu entre juillet et août dernier à Kinshasa continue de faire couler beaucoup d’encres et de salives.
À travers un communiqué rendu public parvenu ce mercredi 1er novembre 2023, l’Observatoire de la depens publique (ODEP), fustige la légèreté et l’incompétence qui ont caractérisé la gestion des finances et des investissements publics, eu égard à l’opacité constatée dans la gestion à la fois honteuse et catastrophique des fonds alloués à l’organisation des neuvièmes jeux de la Francophonie tenus à Kinshasa.
Dans un jeu de ping-pong avec le comité de pilotage de ces jeux la semaine dernière, le ministre des finances, Nicolas Kazadi a décrié le dépassement budgétaire dans l’Organisation de ces jeux, parti de 48 millions de dollars à 324 millions ; de 12 millions de dollars pour les opérations à 78 millions et de 36 millions pour les investissements à 246 millions.
Cette cacophonie dépasse l’entendement de l’ODEP qui rappelle au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre des finances et les autres impliqués dans la gestion des finances publiques que les imprévus existent dans la mise en œuvre d’un projet, 5%-10% au maximum, mais 600% l’on nage dans une médiocrité maladive et inqualifiable.
Ainsi, cette structure de contrôle des finances publiques en RDC, les rappelle en outre que si leurs cadres ne comprennent rien au cycle d’un projet public, on ne peut que continuer à vivre les scandales vécus continuellement dans la gestion des investissements et finances publiques.
Cela à l’instar des projets de 100 jours, projets Tshilejelu et Zéro trous, le programme de développement de 145 territoires, la Sicomines avec les 17 milliards pillés par les chinois.
C’est pourquoi, il demande aux institutions supérieures de contrôle d’assumer leur responsabilité et d’éclairer l’opinion sur cet énième scandale, ce nouveau malheur qui frappe le pays qui souffre d’une guerre injuste à l’Est et qui a besoin de beaucoup d’argent pour libérer une grande partie du territoire occupée par les Rwandais.
