Une communication désastreuse sur les droits politiques réels ou supposés de celui-ci en  » faisant beaucoup de bruit » sans soubassement juridique aucun !

En lisant attentivement la loi organique portant octroi de la nationalité que j’ai épluché ce matin au premier chant de coq, je me suis édifié sur les arcanes de la volonté du législateur qui fait de tour congolais devenu, un congolais d’origine !

Dans ce dispositif, le certificat de nationalité est un outil central et stratégique qui clos tout !

On a eu tort de rabrouer matinalement Maître Alexis Thambwe, ancien garde des sceaux qui s’offrit en holocauste rappelant que ce sésame a été délivré par lui à Sieur Moïse Katumbi.

On n’a pas compris le message caché sur RFI derrière une telle information prenant Alexis Thambwe pour un fou surgissant de nulle part après sa chute douloureuse du Bureau de Sénat.

L’émotion qui s’empara des fidèles de Félix et les injures qui fusent de bouches des inconditionnels peu convaincus n’ont rien changé à la rigueur de la Cour Constitutionnelle qui dit le droit écrit en l’état.

Nombreux crurent selin une coutume bien ancrée dans les moeurs électorales en Afrique subsaharienne surtout que la Centrale électorale et au besoin la Cour Constitutionnelle font le job à la place du peuple souverain pour rétorquer un adversaire au pouvoir.

Or en droit est dit que l’on ne plaide pas par le Procureur ! Chaque partie donne ses moyens.

La dernière manche pour assiéger le Capitole emmuré est l’assaut du 20 décembre. 2023.

À l’horizon, la campagne sera rude. Elle se gagnera par la bonne communication politique basée sur les actions entreprises tandis que l’opposition contrainte de s’unifier mettra l’accent sur tout ce qui n’a pas été fait tous regimes confondus de 1960 à ce jour chargeant Félix de tous les maux mal curés, de toutes les plaies insuffisamment cotérisees.

Félix doit tout de suite révoquer toute l’équipe de la Communication ayant d’autres soucis que celui de protéger le chef à l’aide des interventions permanentes suffisamment motivées, argumentées.

Le Directeur de la Communication, la Porte-parole incapables de porter la parole du Président Félix et l’incréer dans les coeurs des compatriotes doivent être relèvés de leurs fonctions.

L’équipe de la campagne doit bien éditer un bon contenu des arguments sur le bilan du Président et les perspectives à l’horizon de son second mandat si le peuple venait à le lui accorder.

Il faut une bonne stratégie de la carte électorale tenant compte des réalités et des spécificités de chaque espace linguistique.

Il y a les mêmes problèmes dans toutes les provinces mais chacune a ses problèmes spécifiques . Il ne faut pas compter sur la fraude. Il faut juste dominee « les phénomènes politiques « .

L’occupation de l’Est et l’Ituri sera la question centrale de la campagne dans cette aire alors qu’au Kasai, la tâche sera aisée.

Les travaux de Banana peuvent booster l’électorat du Kongo central couplés de la prise en compte de frustrations de la population de Boma et de Matadi.

Je ne suis pas sûr que Jean Pierre Bemba, n’ ayant aucune empreinte dans la Tshuapa puisse labourer avec succès pour Félix.

Guy Loando convient dans cet espace Vierge quasiment où il prospère.

La Province Orientale pèse beaucoup sûr le rapport de forces en présence.

Le Bandundu frondeur est occupé par Fayulu et Muzito qui vont y émettre des sons dissonants.

Le Katanga est difficile. Mama Fifi le dernier charismatique au Lualaba va poissonnerie pour Félix. Il en sera de même dans Lubumbashi où les deux communautés Bena Katanga ( Kasaï) et les Katangais ont selon certains confrères un rapport démographique en faveur de Kasaiens de longue ou de fraîche date, installés. Le Maniema boudeur se décidera à la dynamique de la campagne elle même y menée. Il est le bastion de caciques du FCC qui affronteront quelques jeunes de l’Udps.

Salomon Kalonda qui y menait une percée foudroyante en terre Kusu Kindu et Kibombo, pouvait prospérer à Kasongo et dans tout le Maniema arabo-musulman.

Modeste Bah ati, Vital Kamerhe affronteront Mukwege sur place. Quel sera leur discours si les terres du Kivu resteront toujours occupées par les Rwandais avant le vote du 20 decembre 2023 ? La campagne pour les uns comme les autres ne ressemblera aux délices de Capoue.

Wazir Kudura Kasongo Muana-Luaba

Éditorialiste- Chercheur- Penseur libre
Journaliste politique