Au cours d’une conférence de presse tenue ce mercredi 13 septembre à la Paroisse Notre-Dame de Fatima à Gombe, le Rassemblement des Journalistes pour l’Emergence du Congo, RAJEC en sigle, est monté au créneau contre la détention du confrère Stanys Bujakera Tshamala, arrêté vendredi 08 septembre dernier à l’aéroport international de N’djili alors qu’il s’apprêtait à prendre son vol à destination de Lubumbashi.
Pour le RAJEC, il est inadmissible que les journalistes soient traqués durant cette période cruciale que traverse la République Démocratique du Congo.
«Cela s’avère comme une honte que soit pendant cette période historique que traverse notre pays, les journalistes professionnels, et les médias indépendants subsistent un harcèlement et une marginalisation continus, les rédactions contraintes de fermer. Nous demandons aux autorités compétentes de lui laisser de travailler libre et en toute sécurité et de prendre toutes les mesures nécessaires pour améliorer cet état qui devient de plus en plus désastreux de la liberté de la presse», peut-on lire dans la déclaration du RAJEC.
Et de poursuivre : « Nous dénonçons les poursuites dont les journalistes sont actuellement victimes dans notre pays, et qui constituent une tentative autocratique de réduire au silence toutes les voix dissonantes et d’empêcher les journalistes indépendants de mener leur activité. Cette affaire infligée à cet infatigable chasseur d’informations (Stanys Bujakera) qui n’hésite pas à abandonner épouse et enfants, est une tragique illustration de la chasse aux sorcières lancée contre les journalistes que nous sommes».
Notons que le RAJEC qui appelle la presse à la solidarité tous azimuts accorde un ultimatum de 72heures aux autorités pour libérer le journaliste Stanys Bujakera, faute de quoi des manifestations des grandes envergures seront lancées.
Pour rappel, Stanys Bujakera est poursuivi pour « propagation des faux bruits ». Il est reproché au journaliste d’avoir publié un « faux rapport » de l’ANR relatif à l’assassinat de Chérubin Okende.
