Des voix continuent de s’élever pour condamner le massacre perpétré ce mercredi 30 août à Goma par les forces de l’ordre qui ont réprimé de manière sanglante les manifestants anti-Monusco.

Leader de l’Ecidé, l’opposant Martin Fayulu a exprimé via son compte Twitter, son indignation face à cet acte barbare qui a coûté la vie à une cinquantaine de personnes.

«Nous condamnons le carnage à Goma des membres d’un groupe révolté contre l’insécurité, perpétré par nos éléments des FARDC sous le commandement du Gouverneur Militaire du Nord-Kivu», a déploré Martin Fayulu.

Le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 a exprimé son désarroi vis-à-vis du traitement inhumain infligé aux victimes de cette manifestation.

«Les dépouilles des victimes ont été traitées avec le plus grand déni d’humanité.
Personne n’a le droit d’ôter la vie à un concitoyen manifestant qu’importe ses croyances et son combat», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

À l’instar de Moïse Katumbi, Martin Fayulu exige également qu’une enquête soit diligentée afin de pousser les auteurs de ce carnage à répondre de leurs actes.

«Cette énième violation des droits humains doit faire l’objet d’une enquête sérieuse et les responsables punis», peut-on lire dans le tweet de Martin Fayulu.

Rappelons que près de 50 personnes ont trouvé la mort ce mercredi 30 août à Goma alors qu’ils manifestaient contre l’inefficacité de la MONUSCO, à l’appel de la secte Wazalendo.
Outre les morts, plus de 100 personnes ont été blessées et plus de 150 personnes arrêtées.

By Hervé Itoma

Directeur Général