Dans un entretien accordé à la délégation d’Amnesty International, Patrick Muyaya, Porte-parole du gouvernement, fustige les pillages des minerais de la République Démocratique du Congo par le Rwanda via la rébellion de l’AFC/M23.
Outre les pillages des ressources minières de la République Démocratique du Congo, le rapport d’Amnesty International épingle également des exécutions sommaires, des actes de torture ainsi que des détentions arbitraires.
« Le rapport qui détaille les horreurs du père, le Rwanda et du fils, M23 dans la course au pillage systémique de notre coltan à Rubaya dans le Nord-Kivu et de notre or à Lomera dans le Sud-Kivu. Exécutions sommaires, tortures, détentions arbitraires, travail et recrutements forcés. Le rapport donne les détails notamment de l’exécution de 18 mineurs artisanaux. Il dévoile aussi les circuits du pillage des minerais qui débouchent tous au Rwanda avant de prendre d’autres destinations », a réagi Patrick Muyaya.
Face à la barbarie perpétrée par le Rwanda sur le territoire congolais, le porte-parole du gouvernement congolais exige des sanctions judiciaires contre les auteurs de ces actes qui détériorent la paix et la quiétude des paisibles citoyens qui se retrouvent dans les zones occupées.
« Dans mes échanges avec la délégation d’Amnesty, nous avons aussi discuté sur la nécessité de consolider les mécanismes juridictionnels, de renforcer la lutte contre l’impunité et d’obtenir une mobilisation internationale plus forte en faveur des victimes. Les auteurs, commanditaires et complices de ces crimes doivent répondre de leurs actes devant la justice. La paix durable ne saurait se construire sans justice pour les victimes », a-t-il indiqué.
Il sied de noter qu’un pillage systématique des minerais est observé dans les zones occupées d’après les rapports de plusieurs ONG et organisations internationales.
