Kinshasa salue la position des États-Unis d’Amérique qui dénoncent l’implication directe du Rwanda dans la déstabilisation du Grand Kivu.
Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, n’a pas tardé à exprimer sa satisfaction sur l’appui de l’administration Trump qui a étalé noir sur blanc à la réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies, la responsabilité du Rwanda dans les tueries, viols et pillages perpétrés contre les populations civiles par des troupes rwandaises.
« La stratégie nationale du mensonge du Rwanda mise à mort à New York. Le modus operandi du créateur, du fondateur, du commandant en chef du duo criminel RDF-M23 dévoilé sans ambiguïté à la face du monde. Le Président Paul Kagame a participé intimement à la planification et à l’exécution de la guerre, en donnant des instructions militaires et politiques. Le refuge permanent dans le mensonge, dans la victimisation et dans le déni n’a plus de sens. Après le temps de la vérité, le temps des sanctions, le temps du retrait, le temps de la justice va arriver! », a réagi le porte-parole du gouvernement.
Notons que les États-Unis d’Amérique qui pointent directement la responsabilité du Rwanda dans la déstabilisation de l’Est de la RDC, promettent d’agir pour mettre fin à cette crise.
« Depuis 2021, Kigali contrôle le M23 et son aile politique, l’AFC, pour atteindre ses objectifs géopolitiques dans l’est congolais. Le président Paul Kagame a participé intimement à la planification et à l’exécution de la guerre, en donnant des instructions militaires et politiques. Les Forces de défense rwandaises ont fourni au M23 un appui logistique, du matériel et de la formation. Le Rwanda a envoyé entre 5.000 et 7.000 soldats dans l’est de la RDC. Ces derniers mois, Kigali a déployé des missiles sol-air et des armes sophistiquées pour soutenir le M23. Le Rwanda et le M23 ont lancé une offensive le week-end dernier pour prendre Uvira, avec des forces rwandaises présentes sur le front. Nous utiliserons tous outils à notre disposition pour tenir responsable les auteurs de ces actes », a dit Mike Waltz, ambassadeur des USA au Conseil de sécurité de l’ONU.
Longtemps considéré comme le protégé des américains, le Président rwandais a reçu une douche froide lors de la réunion du conseil de sécurité des Nations-Unies. Est-il lâché par les américains ? L’avenir nous en dira plus.
