Un plaidoyer pour la reconnaissance des droits des veuves a été lancé au gouvernement de la République Démocratique du Congo par l’élu de la commune de Matete, lors d’une journée de commémoration organisée samedi, en marge de la 15ᵉ édition de la Journée internationale des veuves, célébrée le 23 juin de chaque année.

« Après le décès de vos maris, nous remarquons que vous êtes rejetées par diverses personnes. C’est pourquoi nous avons organisé cette journée pour lancer un plaidoyer à l’État congolais afin qu’il reconnaisse l’existence et les droits des veuves dans notre pays. C’est l’Organisation des Nations-Unies qui a instauré cette journée du 23 juin pour célébrer les femmes veuves à travers le monde, y compris celles de la République démocratique du Congo », a plaidé Diyabanza Mwananene, député provincial de Matete.

«Notre président de la République Félix tshisekedi, fils d’une veuve lorsqu’il a pris le pouvoir, la première fois qu’il a dédié le pays entre les mains de Dieu c’était le 23 juin 20219 jour de la célébration des veuves, il a choisi cette journée par ce qu’il connaît la valeur des veuves. Nous avons combattu ce combat à l’Est de notre pays depuis plus de 30 ans, et c’est chaque jour que les femmes sont voilées et perdent leurs maris. Mais à cause de votre prière on observe un changement à l’Est de notre pays», a-t-il ajouté.

Axée sur le thème : « Je ne trahirai jamais la RDC, mon pays », cette commémoration a pour but de sensibiliser sur la situation de marginalisation et de discrimination que vivent les veuves à travers le monde et de promouvoir leurs droits et leur bien-être.

Présent à cette cérémonie, le bourgmestre de la commune de Makala, Kafelio Ngudia Kabongo, a de son côté remercié les veuves qui grâce à leurs prières la guerre qui prévaut dans la partie Est de la République tend à sa fin effective.

«Grâce aux prières des veuves, cette guerre tend vers sa fin effective. Kagame et toute sa bande n’auront même pas 1 centimétre parce que notre bonheur dépend de notre pays. S’il n’y a pas de paix, il n’y a pas de tranquillité, il n’y aura aucune action de développement. À l’occasion de cette journée internationale, nous voulons montrer au monde entier que les femmes congolaises sont violées, meurtries et incomprises, victimes de tous les vices», a-t-il expliqué.

Selon Agnès tshiela Mulumba membre de l’ONG espoir et avenir du Congo, cette activité ne s’est célébrée pas dans un contexte habituel, suite aux atrocités que subissent les femmes dans la partie est du pays.

«En ce jour, nous sommes rassemblés dans un esprit de compassion et de respect à l’occasion de la Journée internationale de veuves, comme dans chaque anniversaire ou chaque journée internationale des veuves, on célèbre généralement avec joie dans la fête et l’espoir. Mais ce n’est malheureusement pas le cas pour les mamans veuves de la République Démocratique du Congo», a-t-elle fait savoir.

Et d’ajouter : «Elles vivent cette journée dans les larmes, dans le silence et dans la douleur. Parce que chez nous, à l’est de notre pays, la guerre est incessante. Les larmes ne se taisent pas, des maris tombent, des familles sont brisées».

Organisée par l’organisation non gouvernementale « Espoir et avenir du Congo », instituée par les Nations Unies pour sensibiliser à la situation difficile des veuves et pour promouvoir leurs droits.