La gestion orthodoxe avec laquelle Willy Bakonga a géré le ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique a convaincu même les opposants au sein de la classe politique congolaise.

Réputé radical et hostile au pouvoir Tshisekedi, l’opposant Marley Vuvu constate néanmoins que depuis le départ de Willy Bakonga de l’EPST, ce secteur a flopé. Ici, il fait allusion surtout au contexte dans lequel s’est déroulé les épreuves hors-session de l’examen d’état mais aussi l’examen national de fin d’étude primaire (ENAFEP), de l’année scolaire en cours.

«Voyez-vous dans quelle condition les enfants ont passé les épreuves hors-session de l’examen d’état ? Or pendant la période de COVID-19 Willy Bakonga s’était arrangé pour qu’il ait examen d’état même dans les zones les plus touchées par la pandémie. À ce jour, la Ministre de l’EPST peut-elle nous dire le sort réservé aux finalistes logés dans les différents sites des sinistrés qui ont raté les examens ? Ces enfants ont manqué les examens suite à l’absence des stratégies au niveau de l’EPST. Comment Willy Bakonga a-t-il réussi à organiser les épreuves des examens d’état même en période de COVID-19 alors que cette pandémie ravageait le monde? Comment expliquez-vous que les élèves ratent leur participation aux examens à cause d’une simple pluie alors qu’un homme, Willy Bakonga, a su tenir tête au COVID-19 ?», s’est exprimé avec indignation Marley Vuvu.

Pour le Coordonateur du Mouvement des Révolutionnaires Congolais, Willy Bakonga a fait preuve d’une grand esprit managérial dans la gestion de ce ministère crucial.

Alors que le coût de participation aux examens était uniforme et abordable sous Willy Bakonga, Marley Vuvu révèle que les frais de participation aux examens pour l’année scolaire en cours ont été payés de manière de manière désordonnée, selon qu’on est de telle ou telle autre province.

«Sous Willy Bakonga, les frais de participation étaient uniformes. D’ailleurs lui-même organisait la ronde des provinces éducationnelles pour s’assurer de l’effectivité de sa décision. Bizarrement, cette fois, les frais de participation sont fixés de manière désordonnée. Je me demande quelle est la différence entre un finaliste de Kinshasa et celui des autres provinces pour que les frais de participation soient fixés en désordre ?», s’est interrogé Marley Vuvu.

Constatant avec regret la dégringolade de l’enseignement de base en République Démocratique du Congo avec à la clef le projet phare : la « gratuité de l’enseignement » qui bat de l’aile aujourd’hui, Marley Vuvu recommande à Félix Tshisekedi de consulter d’urgence Willy Bakonga pour sauver ce secteur vital de la vie nationale.

«Tout le monde ne va pas servir en étant Ministre. Je demande à Félix Tshisekedi de consulter Willy Bakonga qui a maitrisé mieux que quiconque, le projet de la gratuité de l’enseignement mais aussi d’une manière générale l’EPST. S’il ne va pas le nommer de nouveau comme Ministre, qu’il fasse de lui ne serait-ce que son consultant en cette matière. On ne peut jamais négliger le domaine de l’éducation et on ne doit non plus le confier à une main inexperte. Willy Bakonga a passé toute sa vie dans l’enseignement et cet aspect des choses fait de lui un véritable connaisseur de ce secteur. Donc je réitère mon vœu de voir Félix Tshisekedi recevoir Willy Bakonga. On peut avoir des divergences sur des questions politiques mais quand il s’agit de l’avenir de la nation, on ne doit pas badiner», a-t-il dit.

Ministre de l’EPST de 2019 à 2021, Willy Bakonga a quitté le gouvernement sur fond des calomnies et médisances des officines machiavéliques qui ne juraient que sur l’échec de la gratuité de l’enseignement.

Auteur de plusieurs réformes et réalisations, quatre ans après son départ de l’EPST, son absence se fait de plus en plus remarquer.

By Hervé Itoma

Directeur Général