La décision est tombée à l’issue de l’Assemblée générale du Syndicat National des Médecins (SYNAMED), tenue le samedi 12 octobre dernier à Kinshasa. Les les médecins des hôpitaux publics membres du SYNAMED entament un mouvement de grève dès ce mardi 15 octobre.
À en croire le Secrétaire Exécutif Provincial du SYNAMED, la décision de sécher le travail fait suite à la sourde oreille manifestée par le gouvernement compte tenu du non-respect de ses engagements relatifs à l’amélioration des conditions salariales médecins.
«Nous interpellons le gouvernement de la République et demandons au Président de la République de résoudre ce problème en faisant un effort pour que les jeunes médecins puissent obtenir un minimum. Avec 1.000 dollars, cela résoudrait beaucoup de problèmes. Nous avons déposé un cahier des charges, et il y a des médecins injustement bloqués, qualifiés de déserteurs ou même de décédés alors qu’ils travaillent. Certains médecins travaillent sans prime ni salaire. D’autres ont été nommés à des grades supérieurs, mais sont payés depuis des années à des grades inférieurs.Voilà un résumé des revendications des médecins. Les médecins en ont marre, il est temps que le gouvernement nous prenne en charge», a déclaré Patrick Boloko May, Secrétaire Exécutif Provincial du Synamed/Kinshasa.
D’après le Secrétaire Exécutif du SYNAMED/Kinshasa, les médecins ne comptent pas reculer jusqu’à obtenir gain de cause.
«Combien de médecins quittent le pays aujourd’hui, parce qu’ils trouvent mieux ailleurs? Ce sont des talents qui s’en vont, et on risque de ne plus avoir de médecins capables de prendre en charge la population congolaise. Nous demandons au gouvernement de considérer cette alerte. Car la grève commencera bel et bien le 15 octobre à 7h30, et les médecins sont déterminés à aller jusqu’au bout» a-t-il martelé.
Dans sa communication, le Secrétaire Exécutif du SYNAMED a indiqué également que seuls les services d’urgences et les banques de sang resteront opérationnels.
En outre, le Synamed invite les médecins œuvrant dans les centres de traitement de riposte contre M-POX à se conformer aux exigences de la grève, à l’exception des médecins directeurs, chefs de départements, chefs de staff, chefs de division, coordonnateurs de programmes, et chefs de bureaux.
Soulignons que le Synamed prévoit également des actions de grande envergure en signe de revendication.
