Le Candidat n°3 à l’élection présidentielle, Moïse Katumbi Chapwe, a haussé le ton contre le traitement inhumain, barbare et dégradant infligé à son conseiller spécial, Salomon Idi Kalonda Della, dont l’état de santé continue de se détériorer.

Dans un entretien avec la presse nationale et internationale, Moïse Katumbi a révélé qu’il est lui-même empêché à deux reprises de rendre visite à son très proche collaborateur.

«Ça fait maintenant deux fois qu’on me refuse de voir mon conseiller politique à l’hôpital ici à Kinshasa. Il y a de cela deux mois j’avais demandé l’autorisation de le voir, on me l’a refusé et aujourd’hui je suis encore allé on m’a empêché de nouveau», a déclaré Moïse Katumbi.

Le Président d’Ensemble pour la République tire la sonnette d’alarme sur la détérioration de l’état de santé de son conseiller et précise que ce dernier se trouve entre la vie et la mort.

«C’est vraiment quelqu’un qui est entre la vie et la mort! C’est inhumain et je me demande si le Président Félix Tshisekedi était réellement un opposant parce que lui aussi à l’époque, quand il cherchait à avoir les militants de l’UDPS emprisonnés et certains prisonniers politiques, Kabila le lui autorisait», a-t-il poursuivi.

Et d’ajouter : «On est entrain de tuer à petit feu Salomon parce qu’il est entre la vie et la mort. Il y a eu un rapport médical avec deux médecins mais le Président de la République a obligé qu’on ajoute encore dix-huit (18) médecins. Malgré le rapport de 20 médecins, Salomon est toujours bloqué et il n’y a personne qui peut le voir».

Pour Moïse Katumbi, Félix Tshisekedi endosera la responsabilité de tout malheur qui arriverait à Salomon Idi Kalonda Della.

«S’il arrivait quelque chose à Salomon, que le Président Félix Tshisekedi ne puisse pas venir nous dire qu’il n’était pas au courant parce qu’il est spécialiste en ça. C’est vraiment de l’arbitraire, c’est injuste», a indiqué Moïse Katumbi.

Il sied de noter que le procès Salomon SK Della reprend ce lundi 12 décembre à la prison militaire de Ndolo.
À en croire certaines indiscrétions, le régime serait déterminé à en finir avec lui.

By Hervé Itoma

Directeur Général