À l’instar d’un militaire qui va au front pour un ultime combat qui doit couronner sa lutte, Moïse Katumbi a lancé ce lundi 20 Novembre à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, sa campagne électorale.

De blanc vêtu, le Candidat n°3 a été accueilli comme un Roi et accompagné de l’aéroport jusqu’à la place de la poste où il a tenu son meeting, par une foule immense de ses militants et sympathisants.

Réputé calme et réservé, Moïse Katumbi a sorti ses griffes à l’image d’un Lion attaqué, pour riposter coup sur coup aux attaques de son challenger principal, Félix Tshisekedi, candidat à propre sa succession, qui saute désormais sur toutes les occasions pour s’en prendre au Président d’Ensemble pour la République, le traitant tantôt de candidat des occidentaux, tantôt de responsable de la chute du Grand Katanga quand celui-ci était encore Gouverneur.

Ainsi, dans son message, le Candidat n°3 n’est pas allé par le dos de la cuillère pour démontrer que c’est Félix Tshisekedi qui roule pour l’Occident.

«Celui qui nous accuse d’être les candidats de l’étranger mais c’est bien lui qui a recruté les mercenaires étrangers au lieu d’augmenter les salaires des militaires et renforcer les capacités de l’Armée et de la Police pour défendre l’intégrité du territoire et sécuriser les personnes et leurs biens», a répondu Moïse Katumbi.

Suffisamment nanti pour vivre même sans avoir les mains plongées dans la gestion du trésor public, Moïse Katumbi a promis de ne pas toucher sa liste civile quand il sera élu Président de la République.

«Lorsque je serai Président de ce pays, je n’aurai pas de salaire parce que Dieu m’a déjà beni. Je ne suis pas comme ceux qui ne connaissent pas leur salaire. Je ne toucherai pas à la liste civile même les billets d’avion, j’ai mon avion qui me fera voyager», a-t-il promis.

Accusé à tort par ses détracteurs comme celui qui prône le tribalisme et la haine à l’endroit des ressortissants du Grand Kasaï, Moïse Katumbi a rejeté en bloc ces allégations «incongrues», estimant que c’est un faux-fuyant pour Félix Tshisekedi et ses lieutenants qui ne savent pas justifier leur bilan «catastrophique».

«Leur bilan, c’est Katumbi tribaliste, il n’en est rien. J’ai toujours vécu en harmonie avec tous mes frères et surtout mes frères Kasaiens. J’ai plusieurs collaborateurs Kasaiens», a dit Moïse Katumbi.

Porteur de la vision «tolembi pasi» qui se traduit en français par «nous en avons marre de la souffrance», Moïse Katumbi a décrypté de fond en comble le contenu de cet ambitieux programme qui regorge des solutions aux problèmes liés à l’insécurité, l’injustice, le chômage, les transports, la santé, etc.