C’est ce lundi 18 septembre que le procès Salomon Idi Kalonda Della a repris à la prison militaire de Ndolo.
Terrassé par la maladie, le conseiller spécial de Moïse Katumbi a répondu présent à cette audience en dépit de l’interdiction de ses médecins d’y aller car, dit-il, «il ne se reproche de rien».
Pour la première fois depuis le début de cette affaire, Salomon Idi Kalonda Della a pris la parole en public et a qualifié de la « honte », le procès en cours.
À en croire Maître Hervé Diakese, porte-parole du collectif des avocats du conseiller spécial de Moïse Katumbi, ce procès n’a aucun lien avec le droit. Il s’agit d’un procès politique qui a pour mission d’éliminer les adversaires politiques de Félix Tshisekedi.
«Un procès de la honte, un complot qui vise à éliminer un adversaire politique et, à travers lui, à inhiber toute initiative d’opposition dans ce pays susceptible d’amener une crédibilité à l’alternance qui, de toutes les façons, viendra», a introduit Maître Hervé Diakiese, rapporteur du Collectif des avocats de Kalonda, citant nommément Dany Banza, ambassadeur itinérant du président de la République, cité à son tour par un agent de l’ANR.
Dans son mémoire unique, la Défense a souligné l’incompétence de la Cour militaire et rappelé qu’en sa qualité de civil, Salomon Kalonda ne devrait être justiciable des juridictions militaires. Elle a demandé l’annulation totale de tous les procès-verbaux dressés dans cette procédure pour violation des dispositions légales, «surtout qu’ils sont issus d’une détention illégale, qui n’a même pas respecté les injonctions de l’Auditeur militaire».
Il sied de noter que le Ministère public a sollicité une remise fixée au 25 septembre prochain pour réagir à ce mémoire unique.
