La santé n’a pas de prix, dit-on. À la clinique Ngaliema et précisément au département de gynécologie, la vie des patientes, principalement celle des femmes enceintes ne représente absolument rien.
De passage ce lundi 10 juillet dans les installations de la clinique Ngaliema, un des reporters de la Rédaction de Profondeur.net a pu découvrir le calvaire imposé aux femmes enceintes qui fréquentent cet établissement hospitalier.
Tenez, jusqu’à 11heures ce lundi 10 juillet, aucun médecin gynécologue n’est arrivé sur le lieu de service alors que les patientes (femmes enceintes, une vingtaine au total), y sont clouées depuis 07heures dans des conditions précaires ; assises sur des bancs qui logent des punaises, nous témoigne une femme enceinte, visiblement lassée par le fonctionnement de cet hôpital.
Finalement, c’est à 11h30 que le premier médecin gynécologue foule ses pieds à l’hôpital, et selon le témoignage reçu, c’est le seul qui arrive généralement autour de 11heures d’autant plus que les autres n’arrivent que dans l’après-midi, apprend-on sur place.
« On peut arriver à l’hôpital à 07heures pour repartir à 17heures. Il n’y a aucune notion de ponctualité. Les médecins arrivent selon l’heure qui leur convient. Nous sommes des femmes enceintes et nous sommes obligées de faire face d’abord au malaise de nos grossesses puis aux caprices des médecins », relate une femme enceinte rencontrée sur place.
Outre l’amateurisme des médecins, l’autre problème de cet hôpital c’est le fonctionnement de sa caisse. Le personnel de ce département fait preuve d’un grand libertinage en milieu professionnel.
À en croire plusieurs témoignages recueillis sur place, une lenteur légendaire caractérise ce service. Il s’observe une véritable récréation même pendant les heures de service.
« Quand vous arrivez à la caisse pour vous acquitter des factures, il s’observe un manque de considération criant vis-à-vis de nous. Les dames qui travaillent à la caisse sont plus préoccupées par leur conversation que par le service à rendre aux patientes et patients.
Elles sont capables d’abandonner le bureau pour aller se raconter des histoires entre copines.
C’est vraiment déplorable ce que nous subissons dans cet hôpital pourtant nous ne venons jamais faire des choses gratuitement ici », témoigne une patiente.
Il sied de noter que la clinique Ngaliema est un établissement hospitalier public. Le fonctionnement de son personnel laisse à désirer et cela appelle à l’implication des autorités pour des sanctions.
