De son arrestation brutale à sa détention à la DEMIAP, le dossier Salomon SK Della laisse stupéfait les communs des mortels, compte tenu des irrégularités qui entourent l’affaire.

Dans un communiqué de presse conjoint rendu public ce jeudi 08 juin, 22 organisations de la société civile montent au créneau pour fustiger l’instrumentalisation de la justice dans cette affaire collée au conseiller spécial de Moïse Katumbi.

Alors que le service des renseignements militaires a procédé ce même jeudi à la perquisition de la résidence de Moïse Katumbi à Kinshasa et celle de Salomon SK Della à Lubumbashi ; à l’absence de leur avocats respectifs et des membres de leurs familles qui ont été repoussés par les militaires, les organisations de la société civile trouvent dans cette procédure « irrégulière », une tentative de justifier par les renseignements militaires, des infractions retenues contre Salomon SK Della.

« Comme on peut bien s’en rendre compte, les services des renseignements militaires sont à la recherche d’une version pour soutenir les accusations sur la détention illégale d’armes de guerre et l’incitation aux militaires à poser des actes contraires à leurs devoirs faites contre Monsieur Salomon Idi Kalonda Della », lit-on dans leur communiqué.

Et de poursuivre : « les organisations de la société civile signataires du présent communiqué s’inquiètent de la volonté manifeste des services de sécurité de la République Démocratique du Congo d’arrêter, sur la base des dossiers montés de toute pièce, les opposants, les journalistes et les défenseurs des droits humains à l’approche des élections générales dans le pays ».

Par ailleurs, les organisations de la société civile exigent la cessation des poursuites judiciaires contre Salomon SK Della et exigent sa libération immédiate et sans condition.

« Les organisations de la société civile signataires de ce communiqué exigent la libération immédiate et sans condition de Salomon Idi Kalonda Della et la cessation des poursuites politiques motivées contre les acteurs politiques de l’opposition, les acteurs de la société civile et Journalistes », peut-on lire dans leur communiqué.

Pour rappel, c’est depuis le 30 mai dernier que Salomon SK Della a été arrêté à l’aéroport international de N’djili alors qu’il s’envolait pour Lubumbashi.

By Hervé Itoma

Directeur Général