Les images de la répression sanglante et barbare de la marche de l’opposition tenue le samedi 20 mai ont fait le tour du monde et n’ont laissé personne indifférente vu son caractère teinté de l’animosité.

Les USA et l’Union Européenne, partenaires de la République Démocratique du Congo, sont montés au créneau pour rappeler aux autorités congolaises leur devoir de respecter les droits des citoyens en matière de liberté d’expression et de manifestation.

Pour les USA qui ont été particulièrement choqués par l’image du bastonnade d’un mineur par les forces de l’ordre, une société saine doit se fonder sur le respect de la liberté d’expression et de la presse.

« Les États-Unis sont préoccupés par les indications d’un usage disproportionné de la force par les forces de sécurité en réponse aux manifestations à Kinshasa le samedi 20 mai, y compris l’agression d’un mineur.
L’engagement des États-Unis en faveur du droit de se réunir, de la liberté d’expression et de la liberté de la presse est inébranlable : ces droits sont le fondement d’une démocratie saine », lit-on dans le communiqué de l’ambassade des États-Unis en République Démocratique du Congo.

De l’autre côté, l’Union Européenne condamne également la répression violente de la marche et rappelle à Kinshasa son obligation de garantir un climat de paix durant cette année électorale afin de permettre un débat sans entrave qui permettra aux congolais d’élire librement leurs dirigeants lors des prochains scrutins électoraux.

« L’Union Européenne condamne la répression violente d’une manifestation de l’opposition ce 20 mai à Kinshasa et l’usage disproportionné de la force des manifestants, y compris des mineurs.
Le respect des libertés publiques, y inclus la liberté de réunion et d’association, est essentiel et constitue un élément déterminant du déroulement d’un scrutin apaisé. Un espace d’expression et de débat sans entrave est indispensable pour permettre aux citoyens de se prononcer librement en vue des élections », lit-on dans le communiqué de l’UE.

Et de conclure : « l’Union Européenne attend des autorités congolaises qu’elles mettent en place les conditions nécessaires pour atteindre cet objectif ».

Comme à la fin des années Kabila, l’opinion se demande si les USA et l’UE ne finiront pas par lever l’option de sanctionner les dignitaires congolais.

Notons que l’opposition manifestera de nouveau ce jeudi 25 mai devant le bâtiment de la Commission Electorale Nationale Indépendante pour exiger un processus électoral fiable.

By Hervé Itoma

Directeur Général