À travers un communiqué rendu public ce jeudi 18 mai2023, le Comité Laïc de Coordination a donné de la voix face au danger qui plane sur la République Démocratique du Congo au regard de l’insécurité qui bat son plein sur l’ensemble du territoire national mais aussi compte tenu du processus électoral « chaotique », tel que décrié par l’opposition politique.
« Aujourd’hui, le tableau de la situation de vie de notre peuple est sombre : une
insécurité généralisée qui campe aujourd’hui dans la capitale même, à
Mbakana notamment, à la suite de la montée et à la manipulation des conflits entre communautés.
A la situation de guerre d’agression à l’Est de notre pays s’ajoute les menaces
du banditisme urbain que sont les kulunas ainsi que les exactions des taxi
motos, les «wewas» qui se comportent en véritables gangs urbains, en cas
d’accident, allant jusqu’à incendier des véhicules ou à les vandaliser face à la
police impuissante.
A cela s’ajoute, en dépit de leur caractère de menaces contre l’unité nationale,
la recrudescence de discours de haine, de discrimination. Et revient en force
l’arrogance d’une classe politique, qui peut changer de camps sans vergogne,
en toute illégalité, rassurée de sa «réélection», forte du fait d’avoir les leviers
de l’Etat en mains, et la capacité d’influencer la Ceni, et de tronquer les
contentieux électoraux », dit le CLC sur la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo.
S’agissant du processus électoral, le Comité Laïc de Coordination en appelle à l’éveil de conscience de la population et promet des manifestations des grandes envergures comme ce fût le cas en 2018 lors de la fin du mandat de Joseph Kabila.
“Le CLC rappelle que les élections ne sont pas la propriété privée ni du Président de la CENI, ni du Président de la République et de son camps politique, mais bel et bien l’expression de la souveraineté du peuple. Ce peuple doit être respecté dans ses droits, car ayant payé au prix du sang son droit constitutionnel de désigner librement ses dirigeants”, déclare le CLC.
Et d’ajouter : « Il y a lieu de constater qu’il se plante dans le pays le même décor ayant prévalu au moment où le CLC avait dû lancer ses actions de mobilisation, afin de faire entendre l’exigence du peuple souverain lors de la tenue des élections ».
Face à ce drame qui se profile à l’horizon, le Comité Laïc de Coordination annonce des actions des grandes envergures pour barrer la route à la fraude électorale massive qui se prépare.
« Le CLC annonce une campagne de sensibilisation et de réarmement moral de toutes ses structures de base, afin de préparer notre peuple à prendre ses responsabilités, en prélude aux grandes manifestations qui seront organisées pour faire échec au chaos électoral.
Le CLC demande au peuple congolais de ne pas céder au découragement ni
à la fatalité. L’heure de bannir la peur et de se prendre en charge est
arrivée.
Nulle personne, quelle que soit la fonction occupée dans notre pays, ne pourra
à nouveau usurper le droit souverain du peuple à désigner ses dirigeants, ni à
truquer les résultats », lit-on dans le communiqué du CLC.
Pour rappel, c’est le même qui a secoué le pouvoir de Kabila en 2018 alors que l’opposition de l’époque peinait à mobiliser. Ses différentes manifestations ont mis dos au mur Joseph Kabila jusqu’à ne plus se présenter pour un troisième mandat.
