La recrudescence du banditisme urbain communément appelé « kuluna » laisse perplexe les Kinois en général. Aucune municipalité de la ville de Kinshasa n’est épargnée par cette situation qui fait vivre la population dans l’angoisse totale.
Vol, pillage, extorsion, barbarie, meurtre…ces jeunes désoeuvrés sont capables de tout faire au point de contraindre les paisibles citoyens à restreindre leur mouvement.
Détenant le monopole de réguler l’ordre public, les communs des mortels s’interrogent sur la passivité des services de sécurité et même de l’appareil judiciaire dans le traitement de cette affaire qui perturbe la quiétude de la population au quotidien.
Ainsi, dans les communes de Matete et Kisenso où la rédaction de profondeur.net a mené ses investigations durant un mois sur ce phénomène, tout laisse à croire que les forces de l’ordre font preuve de grande passivité et de manque criant d’un esprit anticipatif.
Selon nos informations, dans la commune de Kisenso par exemple, il ne se passe plus un seul jour sans que ces bandits ne sèment la terreur allant jusqu’à tabasser certains éléments de la police.
Pour livrer leur spectacle macabre, ces délinquants qui forment des groupes de gangsters lancent l’alerte 24heures avant à travers des tracts ou des messages publiés sur les réseaux sociaux. Dans ces tracts, l’on peut bien trouver l’heure et le lieu du spectacle qui sont bien indiqués. Mais curieusement, ils arrivent quand même à réaliser leur sale besogne à l’heure et au lieu indiqué sans que la police n’arrive à étouffer soit encore à anticiper les faits qui sont pourtant annoncés au préalable.
Le même mode opératoire est utilisé par les kuluna de Matete, commune voisine de Kisenso ; où les différents groupes de gangsters s’arrangent pour troubler l’ordre public au vu et au su des éléments de la police.
Des coups de balles rétentissent tous les jours dans ces deux municipalités, apprend-on de nos sources, qui renseignent que l’arbitraire a élu domicile dans ces deux communes de Kinshasa, où la police arrête très souvent des innocents en lieu et place des véritables bourreaux de la sécurité des paisibles citoyens qui sont bien connus. En outre, les personnes arrêtées sont contraintes de payer des lourdes amendes avant d’être relaxées.
Autre fait surprenant, certaines personnes interviewées par votre rédaction et qui ont requis l’anonymat nous révèlent que « la police livre à la merci des kuluna tout citoyen qui vient vers elle pour dénoncer un suspect dans le quartier ». Une situation qui dépasse l’entendement de toute personne normale au regard des missions régaliennes assignées à la police.
Après Buluwo, Ekafela, Opération likofi et actuellement Kanyama Kasese; les kuluna ne décolèrent pas, et nos services de sécurité ont montré leur limite.
À Daniel Aselo d’en tirer toutes les conséquences!
