Le banditisme urbain communément appelé kuluna bat son plein à Kisenso, l’une de 24 communes de la ville de Kinshasa qui partage ses frontières avec Matete, Lemba, N’djili, et Mont-Ngafula.

Des jeunes gens dont l’âge varie entre 15 et 18ans constituent un sérieux danger pour les paisibles citoyens, obligés de vivre dans l’angoisse totale suite aux bavures perpétrées par ces délinquants, généralement désœuvrés.

Extorsion, vol, viol, casse, vandalisme, pillage et sabotage sont les modes opératoires de ces adolescents qui contrôlent actuellement certains quartiers de Kisenso sous l’œil impuissant des éléments de la police.

Ainsi dans le quartier Amba et une partie du quartier Kumbu, c’est le groupe dit « Amérique » qui contrôle la zone. De l’autre côté, soit au quartier Mission, deux autres groupes également sèment la terreur à savoir : Les « Ngunza » et les « arabes ». Au quartier 17 Mai, ce sont les « Russes » qui font la loi. Ces derniers empêchent même la circulation des véhicules quand ils doivent livrer leur spectacle horrible.

Le fonctionnement de ces bandits dont la police de Kisenso peine à maîtriser laisse à désirer car leur spectacle s’organise au vu et au su de tous.

Bien avant de livrer le combat, ces bandits jetent soit des tracts dans le camp de leurs adversaires pour annoncer la bagarre, soit communiquent par les réseaux sociaux pour planifier le lieu et la date du spectacle.

Le stade municipal de Kisenso situé au quartier Kumbu constitue leur lieu de spectacle. Outre ce terrain de football, le croisement des avenues Buenze et Kimpwanza, séparant les quartiers Amba et Kumbu est également exploité par ces bandits, et pire encore c’est juste devant la résidence d’un ancien député provincial de la ville que les différentes scènes se tiennent.

Après la bagarre, sur leur chemin de retour, ces inciviques sont sans pitié. Ils posent des actes de vandalisme et ravissent tout sur leur passage. Téléphones, sacs à main, cabines téléphoniques…rien n’est épargné.

Selon les informations recueillies sur place, dès 18heures il est imprudent de circuler compte tenu de la terreur que sème ces différents groupes.

À en croire les mêmes sources, plusieurs maisons des quartiers Amba, Kumbu, Mission et 17 mai ont été visitées par ces différents groupes d’inciviques qui n’ont pas froid aux yeux pour pénétrer dans les domiciles des paisibles citoyens et opérer leur sale besogne. Les armes blanches sont leurs outils de travail et c’est jusqu’aux petites heures du matin qu’ils opèrent, apprend-on.

Visiblement dépassée par les évènements, la police de Kisenso n’arrive ni à anticiper les bavures de ces différents groupes de kuluna moins encore à les contenir. Lassée par ces multiples incidents malheureux, la population de Kisenso ne sait plus à quel saint se vouer d’autant plus que la police qui doit la sécuriser est dépassée par les évènements.

Face à cette situation pénible, la population de Kisenso lance un cri de détresse aux autorités de la ville et invite ces dernières à prendre des mesures sérieuses dans le plus bref délai afin de retrouver la quiétude.

Pour rappel, ce mercredi 08 juin dans la soirée, la circulation a été de nouveau paralysée du dispensaire d’État jusqu’à atteindre le stade municipal de Kisenso en passant par l’avenue de l’école. À la base de cette paralysie, la bagarre entre les « américains » et les « Ngunza », deux groupes de brigands opérant au quartier Amba et Kumbu.

Jusqu’où ira ce feuilleton? Affaire à suivre!

By Hervé Itoma

Directeur Général