La SNEL escroque considérablement la population, ce n’est plus normal cette situation car nous payons l’électricité sans électricité.
Dans notre pays, l’électricité est devenue un luxe alors qu’elle devrait être un service public fondamental. L’instabilité chronique du courant sur toute l’étendue du territoire, et particulièrement à Kinshasa, n’est plus un simple dysfonctionnement , c’est une situation inacceptable et c’est fait à dessein.
Faisons ensemble un calcul simple et honnête :
Sur 30 jours dans un mois, combien de jours bénéficions nous réellement d’un courant stable et continu ? Si nous comptabilisons tous les VAS ET VIENS du courant, nous avons réellement de l’ électricité que 7 ou 8 jours tout au plus. Le reste du temps, ce sont des coupures répétitives et imprévisibles .
Le courant part à 6h du matin, revient à 20h, repart à 22h, revient à 3heures, puis disparaît encore à 7heures ainsi de suite. Il est presque impossible de totaliser 24 heures de stabilité du courant. Et pourtant, à la fin du mois, la facture arrive… pleine.
50.000 FC. 80.000 FC. Parfois 100.000 FC.
Pour un service que nous n’avons pratiquement pas consommé. Mais le plus grave ne s’arrête pas là. Parce que l’électricité est instable, la population est contrainte de payer encore plus pour survivre au quotidien.
EXEMPLE SIMPLE : Prenons une maison de 6 personnes comme chez moi. Nous avons au moins 8 téléphones. 6 powerbanks. 2 grosses torches.
Si la charge coûte 1.000 FC par appareil dans une cabine, cela représente en moyenne 15.000 à 16.000 FC par jour.
Sur 30 jours, cela équivaut à près de 480.000 FC. Que nous pouvons même réduire à 400.000 FC, cela reste toujours colossal.
Faisons le calcul maintenant chers compatriotes :
400.000 FC pour la recharge + 80.000 FC de facture SNEL = 480.000 FC par mois.
480.000 FC, c’est environ 220 dollars.
C’est le cas pour plusieurs maisons et familles, d’ailleurs chez certaines personnes, c’est plus que ça.
Et cela sans compter les dépenses supplémentaires :
– Pour fuir la chaleur du soir, parfois on est censé rester au coin boire quelque chose. Encore une dépense de trop!
– les appareils électroménagers endommagés par les coupures brutales
– les pertes des petits commerçants
– l’insécurité causée par l’obscurité.
En réalité, ce ne sont pas seulement des coupures d’électricité. Ce sont des coupures dans la dignité des citoyens car nous perdons beaucoup en terme de moyens et énergie, à celà s’ajoute encore le problème des moustiques.
LA SNEL, un service public qui facture pleinement un service partiellement fourni doit rendre des comptes au peuple car ce n’est pas normal.
La population ne peut pas continuer à payer deux fois, une fois pour la facture officielle, une autre fois pour compenser les défaillances.
L’électricité n’est pas un privilège. C’est un droit essentiel au développement, à la sécurité et à la dignité humaine. Il est temps que la situation change. Il est temps que des solutions concrètes soient mises en œuvre.
Il est temps que la population cesse d’être la variable d’ajustement de l’incompétence de tous ces DG et autres directeurs de la SNEL qui n’ont que des discours à la bouche alors que sur terrain rien ne change.
TROP C’EST TROP. NOUS EN AVONS MARRE DE L’OBSCURITÉ, LA SNEL ESCROQUE LA POPULATION!
Carel Kasembele, abonné révolté de la SNEL
