À la veille de la reprise officielle des activités académiques, l’Université Pédagogique Nationale (UPN) est plongée dans un climat de forte tension. Le collectif « Sauvons l’UPN » annonce une paralysie totale des activités dès ce mardi, jusqu’à l’obtention du départ de la rectrice, la professeure Ibebeke, qu’il tient pour responsable de ce qu’il qualifie de « destruction systématique » de l’institution.

Selon ce collectif, la gouvernance actuelle aurait plongé l’université dans une crise profonde, marquée par une gestion jugée chaotique, un climat social délétère et une perte progressive des repères académiques et administratifs.

Face à cette situation, les membres du Collectif « Sauvons l’UPN » estiment n’avoir d’autres choix que de recourir à des mouvements de non-activités pour se faire entendre.

Dans une lettre adressée à la Première ministre, dont une copie a été rendue publique, le collectif exprime son profond mécontentement à l’égard de la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU). Il l’accuse de faire preuve de partialité et de complaisance, en maintenant la rectrice Ibebeke en fonction en raison de liens personnels, au mépris, selon eux, de l’intérêt supérieur de l’université.

Le collectif avertit que tout maintien de la rectrice à la tête de l’UPN risque d’entraîner un chaos généralisé sur le site universitaire, avec des conséquences imprévisibles sur le calendrier académique, la paix sociale et l’avenir de milliers d’étudiants.

Alors que la communauté universitaire retient son souffle, tous les regards se tournent désormais vers la Primature, dans l’attente d’une décision susceptible de désamorcer une crise qui menace de paralyser durablement l’une des principales institutions publiques d’enseignement supérieur du pays.