La proposition d’Édit portant protection des droits de la population kinoise contre le banditisme urbain, a été présentée par le député Diyabanza Mwananene Martyr, lors de la plénière organisée, mardi, à l’hémicycle de l’Assemblée provinciale de Kinshasa à Gombe l’ouest de la République démocratique du Congo.
«Après notre première proposition d’édit portant réglementation applicable au chien dans la ville province de Kinshasa, que nous avions eu l’honneur de soumettre à notre auguste plénière lors de la dernière session parlementaire, il a plu au ciel de me permettre de revenir devant cette même auguste assemblée, cette-ci fois avec ma seconde initiative parlementaire intitulée : Proposition d’édit portant protection de droit de la population kinoise contre le banditisme urbain communément appelé (Kuluna)», a déclaré Diyabanza Mwananene Martyr député et initiateur dudit édit
«Nul n’ignore que dans notre ville de Kinshasa, nous sommes actuellement confrontés à une recrudescence inquiétante d’une sorte de criminalité touchant toutes les communes. Et je suis d’avis que nous avions bien entendu suivi le président lors de la 6ème réunion du comité de ministres du Conseil des ministres, tenue en date du 19 juillet 2024», a-t-il ajouté
D’après Diyabanza Mwananene Martyr l’élu de matete et initiateur de l’édit portant protection des droits de la population kinoise contre le banditisme urbain, Ce phénomène bien réel, marqué par la prolifération de ces personnes, notamment de jeunes désœuvrés, dit Kuluna, qui parfois pour des raisons non lucratives ou pécuniaires, mais pour de mobiles de vantardise, de gloire, de sabotage ou d’auto-défense, qui les différencie des criminels et des voleurs, ce sont des terreurs et désolations. Ils troublent l’ordre public, violent rapidement les droits et libertés fondamentales des paisibles citoyens pourtant garantis par les lois de la République.
Pour lui, cette initiative parlementaire vise la mise en place d’une politique publique de protection des droits humains et libertés fondamentales du citoyen kinois, notamment le respect de la vie humaine, le respect de la dignité humaine, la liberté et sécurité, l’accessibilité à la justice, l’assistance d’une personne en danger, et enfin, l’intervention rapide des services de sécurité.
Cette politique publique implique à la fois les parents et tuteurs, appelés à assumer pleinement leurs responsabilités, et la ville de Kinshasa, appelée à organiser un système cohérent d’encadrement, de prévention et de protection des citoyens.
Par ailleurs, du point de vu juridique, il y a à noter que la présente proposition d’édit tire son fondement comme dans l’article 203.1 et 4 de la Constitution du 18 février 2006, telle que modifiée à ce jour, et dans l’article 36.1 de la loi portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces.
