Réputé pour son franc-parler, le Cardinal Fridolin Ambongo n’est pas allé par le dos de la cuillère pour exprimer à haute voix ses doutes sur la conclusion des enquêtes menées par la justice pour élucider les circonstances de la mort du député honoraire Chérubin Okende.
L’archevêque métropolitain de Kinshasa l’a fait savoir dans son homélie prononcée ce mercredi 20 mars en la Cathédrale Notre-Dame du Congo, au cours de la messe organisée en mémoire de l’ancien porte-parole d’Ensemble pour la République.
«Comment comprendre qu’un un homme aussi passionné de la République puisse aussi facilement se ôter la vie? Comment comprendre qu’un père qui venait de marier sa fille se soit tiré une balle sur lui-même et sa voiture? Mais si tel est le traitement réservé à un ancien ministre et député national, qu’en deviendra t-il pour les simples citoyens?», s’est interrogé le Cardinal Fridolin Ambongo.
Farouchement opposé à la levée du moratoire sur la peine de mort en République Démocratique du Congo dans un contexte où le fonctionnement de la justice laisse à désirer, l’archevêque métropolitain de Kinshasa a réitéré ses inquiétudes quant à cette mesure au cours de la même messe, se référant à la déclaration du Chef de l’État selon laquelle « la justice congolaise est malade ».
À en croire le Cardinal, «on ne peut pas donner à une personne déclarée malade, une arme pour tuer».
Il sied de noter la présence dans ces obsèques de plusieurs figures politiques à l’instar de Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Delly Sessanga, Matata Ponyo, Jaynet Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, etc.
