Devant les juges ce lundi 07 août pour la reprise de son procès, Jean-Marc Kabund s’est montré intransigeant sur la dilapidation des fonds de la République, logés selon lui, dans des paradis fiscaux.
Dans son argumentaire, Jean-Marc Kabund a invité la justice à s’y pencher afin de faire éclater la vérité plutôt que de s’acharner sur sa personne au point de faire croire à l’opinion qu’il s’agit d’un procès politique.
« Quelqu’un qui vous dit que des centaines de millions de dollars quittent le pays, vous ne cherchez même pas à en savoir plus. Vous ne cherchez même pas à lui poser la pas la petite question, qu’est-ce qu’il retient comme éléments de preuve? C’est même ça qui prouve que ce dossier est purement politique. Si c’était judiciaire, le ministère public m’aurait invité comme renseignant. Ici il est question de l’argent de la République, il n’est pas question de la poche d’un individu », a-t-il dit.
Pour le Président du parti politique de l’opposition, Alliance pour le changement, le ministère public fait de la diversion.
L’ancien Premier vice-président de l’Assemblée nationale estime que le ministère public devrait l’inviter comme renseignant, question de mettre à sa disposition, les éléments qui attestent ses accusations contre le régime Tshisekedi.
« Je crois que le Ministère Public si réellement il avait envie de faire justice et d’aider la République, il m’aurait invité comme renseignant, je vous aurais tout donné mais malheureusement le Ministère public raconte du n’importe quoi », s’est défendu Jean-Marc Kabund.
Sans ambages, Jean-Marc Kabund a botté en touche la démarche du ministère public dont les accusations sont biaisées, à l’en croire.
« Pour que ça soit un faux bruit, il faut que ça soit faux, pour que ça soit faux, il faut une enquête mais c’est sur base de quoi le ministère public dit que c’est un faux?
Je suis déçu parce que dans un État sérieux, ma dénonciation aurait fait l’objet d’une enquête sérieuse mais malheureusement ce n’est pas le cas », a laissé entendre Jean-Marc Kabund.
Signalons que c’est le lundi 14 août prochain que vont démarrer les plaidoiries en rapport avec le procès Kabund qui est poursuivi notamment pour « offense au Chef de l’État, outrage au gouvernement et au parlement ainsi que pour propagation des faux bruits ».
