De son arrestation brutale à sa détention irrégulière, le dossier de Salomon Idi Kalonda, conseiller spécial de Moïse Katumbi, n’a jamais connu une procédure régulière.
Concoctée par des officines politiques bien connues et annoncées plusieurs mois avant par des journalistes, l’arrestation de Salomon SK Della a étonné l’opinion tant nationale qu’internationale.
Ainsi, plusieurs experts qui ont commenté l’affaire révèlent la violation intentionnelle de la procédure par l’OPJ des renseignements militaires.
« L’on constate que l’OPJ des Renseignements militaires a violé les articles 132 et 133 de la Loi n°023/2002 du 18 novembre 2002 portant Code judiciaire militaire et porté préjudice aux droits de la défense de Salomon Kalonda Conformément à la loi n° 023/2002 du 18.11.2002 portant code judiciaire militaire, «la procédure au cours de l’enquête et de l’instruction préjuridictionnelles est secrète» (art 132), analyse un expert ayant requis l’anonymat.
Et de poursuivre : « L’article 133 de ladite loi ajoute que «sous peine des sanctions prévues par le code pénal ordinaire, toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel».
Les accusations publiques faites par cet OPJ des FARDC portent préjudice aux droits de la défense de Salomon Kalonda et violent les dispositions légales précitées ».
Rappelons que c’est le 30 mai dernier au tarmac de l’aéroport International de N’djili que Salomon Idi Kalonda a été arrêté en présence de Moïse Katumbi, son Président. Conduit à la DEMIAP où il a passé une dizaine de jours en détention sans assistance de ses avocats et de sa famille, le fidèle conseiller de Moïse Katumbi a été finalement transféré à la prison militaire de Ndolo le samedi 10 juin en attendant son procès.
Il sied de souligner que Salomon SK Della est accusé de détention d’arme illégale et d’atteinte à la sûreté de l’État. Ses résidences de Kinshasa et Lubumbashi ainsi que celles de sa mère et sa sœur ont fait l’objet d’une perquisition durant sa détention à la DEMIAP.
