Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle de décembre 2023, est l’homme à abattre du pouvoir en place qui ne jure que par sa disqualification de la course au fauteuil présidentiel.
Véritable bête noire du régime Tshisekedi qui le considère comme un grand obstacle à la réélection de son chef de file, tous les coups, même en dessous de la ceinture sont désormais permis pour écarter l’ancien Gouverneur du Katanga de la présidentielle.
Pour y parvenir, toutes les intelligences du pouvoir s’associent pour étudier les voies et moyens pour étouffer dans l’œuf, l’ambition présidentielle de Moïse Katumbi.
Ainsi, plus un seul jour ne passe sans que le nom de Moïse Katumbi ne soit associé à un problème.
Proche de Félix Tshisekedi depuis la création à Genval en Belgique, du Rassemblement de l’opposition, Moïse Katumbi, grand artisan d’ailleurs de la création de cette structure, a vu ses relations avec l’actuel Président de la République se détériorer au fil du temps.
D’abord à Genève après que Tshisekedi et Kamerhe décidént de tourner le dos à la candidature commune de Martin Fayulu puis après son retrait de l’Union sacrée qu’il a rejoint pour permettre à Félix Tshisekedi de se débarrasser de Joseph Kabila, qui constituait selon lui-même, un blocage pour la matérialisation de sa vision.
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Départ de l’Union sacrée et début du chemin de la Croix pour Katumbi._
Constatant la gestion peu orthodoxe de son partenaire Félix Tshisekedi qui a totalement ignoré son cahier des charges, Moïse Katumbi prend finalement ses distances et décide de faire l’Opposition à celui-ci.
Au mois de décembre 2022, il annonce sa candidature à la prochaine présidentielle, ne sachant pas que c’était une pillule amer à avaler par le pouvoir en place qui va sortir rapidement, Noël Tshiani pour exhumer la loi sur la congolité, consacrant l’exclusion des Congolais nés du métissage de certaines fonctions étatiques. La campagne de cette proposition de loi endossée par le Député National Nsingi Pululu ne fera pas long feu. Celle-ci rencontrera l’opposition de l’église catholique et des chancelleries occidentales qui vont rejeter à l’unanimité cette démarche jugée suicidaire pour la cohésion nationale.
Soucieuse de le discréditer dans l’opinion nationale, Moïse Katumbi sera présenté comme le candidat du Rwanda qui a comme mission principale, la matérialisation de la volonté de Paul Kagame qui lorgne les terres congolaises depuis toujours.
Entrave à la liberté de mouvement pour Moïse Katumbi.
Ayant échoué à faire passer la loi sur la congolité, le pouvoir en place lève l’option de limiter les mouvements de Moïse Katumbi. Son jet privé est empêché soit de décoller soit d’atterrir. On va se rappeler de l’épisode Moba où Katumbi et sa suite ont été empêchés de s’y rendre pour un meeting d’Ensemble pour la République. Après plusieurs tractations, son jet réussira finalement à atterrir à Moba. La même scène va encore se répéter lorsqu’il a voulu se rendre au Qatar pour la finale du mondial. Empêché de décoller depuis l’aéroport de la Luano, Moïse Katumbi a dû recourir à l’aéroport de la Zambie pour vaquer à ses occupations.
Dans le même registre, il faut ajouter aussi la confiscation de son passeport par les services, plusieurs mois durant alors qu’il voulait le renouveler après son expiration.
Récemment, en violation systématique de la constitution de la République Démocratique du Congo, Moïse Katumbi s’est vu priver le déplacement de Kongo Central. La route nationale n°1 sera bloquée même au niveau du quartier Mitendi pour empêcher à Moïse Katumbi d’atteindre le Kongo Central. Un dispositif sécuritaire impressionnant sera même déployé sur le lieu. Une véritable entorse à la démocratie quand les communs des mortels se rappellent encore de l’arrivée d’Étienne Tshisekedi au Katanga, bénéficiant d’une mobilisation du Président d’Ensemble pour la République, Gouverneur à l’époque qui demanda à la population d’accueillir chaleureusement le sphinx de Limete.
Traque des proches de Moïse Katumbi
Moïse Katumbi est un candidat redoutable. Fort de ses moyens et de ses entrées à l’échiquier l’international, le Président d’Ensemble pour la République inquiète véritablement le régime Tshisekedi.
Pour le fragiliser, tous les coups sont permis désormais comme nous le disions à l’entame de ce papier. Traque de ses collaborateurs, emprisonnement pour certains et clandestinité pour les autres, telles sont les stratégies arrêtées pour dissuader celui qu’on appelle le Charmain.
Ainsi, Mike Mukebay sera jeté en prison comme un vulgaire malfrat, Daniel Safu et d’autres élus d’Ensemble pour la République en cavale pour se mettre à l’abri de l’arbitraire.
Pour couronner le tout, le 30 mai à l’aéroport international de N’djili, Salomon Idi Kalonda, proche collaborateur de Moïse Katumbi, sera cueilli comme un criminel, jeté dans un véhicule puis conduit à la DEMIAP. Une semaine après, il est accusé de vouloir renverser le régime Tshisekedi et de détenir illégalement l’arme et les munitions de guerre. Ici il faut noter que tout s’est passé sans que Salomon SK Della ne soit assisté de ses avocats.
S’en suivra finalement une perquisition des résidences de Moïse Katumbi et de Salomon SK Della, accusés d’y cacher les armes dans ces différents endroits. Encore une violation flagrante de la loi parce que ces différentes perquisitions se font sans la présence des témoins.
Alors que plusieurs journalistes annonçaient déjà le plan du pouvoir en place de vouloir loger les armes dans les fermes et résidences de Katumbi pour le disqualifier à la présidentielle, doit-on considérer la perquisition de ses résidences sans témoins comme la matérialisation de ce plan?
À l’heure actuelle, le rapport de cette démarche n’est pas encore publié.
Comme sous Kabila où Moïse Katumbi a été accusé d’avoir ramené 600 mercenaires et qu’à la fin aucun de ces mercenaires n’a été présenté au public, Félix Tshisekedi emboîte également les pas de son prédécesseur. Que cela vienne du fils de l’opposant historique qui a combattu tous les régimes, en prônant toujours l’avènement d’un Etat de droit, dépasse l’entendement des communs des mortels.
À six mois des élections générales, le climat de la terreur instauré par le régime Tshisekedi ne rassure pas quant à la crédibilité, l’inclusion et la paix qui doivent caractériser la tenue de chaque scrutin.
Par la Rédaction
