Véritable produit de Werrason auprès de qui il a évolué pendant près de deux décennies, Héritier Bondongo Kabeya dit Watanabe, s’avère à ce jour la coqueluche de la musique congolaise. Adulé par les mélomanes depuis son jeune âge, Héritier Watanabe continue de marquer son époque à travers les compositions des chansons dont le succès n’est plus à démontrer.

À 19ans, il se révèle au grand public grâce à Werrason qui l’emmène à prester au double Zenith de Paris, un spectacle inédit gravé dans les annales de l’histoire africaine. Lors de ce spectacle, le grand public découvre ce talentueux chanteur qui va émerveiller la scène musicale.
Apte, habile et intelligent ; Héritier Watanabe saisit la balle au bon moment pour s’imposer dans l’orchestre Wenge Musica Maison Mère de Werrason. L’album A la queue leu leu sera l’opus qui consacrera l’éclosion du talent de celui que les mélomanes appellent « Moto na Tembe ». Il signa une brillante prestation à travers ses différents vocaux dont ceux chantés dans des opus comme Salister de Werrason, Examen de JDT, Maman mabe de Baby Ndombe, J’en ai assez de Celeo Scram…


C’est son intervention dans la chanson Nostalgie écrite par Elliot Mondobe et chantée en duo avec Ferré Gola qui va propulser davantage le chanteur Héritier Bondongo Kabeya dit Boss live.

Repéré comme espoir et relève de la musique congolaise, Héritier Watanabe a bien endossé ce statut. Ses chansons publiées dans les différents albums de Maison Mère s’avèrent des véritables chefs d’oeuvres. Confession intime, Sol de mi amor, Par amour, Remise et reprise…n’ont fait que confirmer le talent de l’artiste.

En 2015, Héritier Watanabe quitte Werrason pour se lancer dans la carrière solo. Là encore il ne déçoit pas avec un premier album intitulé « Carrière d’honneur-Retirada », marqué par une rumba mature et une profondeur textuelle avec des mélodies à couper le souffle. B.M, DDD, abeti faux et j’aime mon mari pour ne citer que ceux-là ; ont fait asseoir « Gogane » dans la lignée de Franco Luambo Makiadi, Madilu Système et Lutumba Simaro.

Fort du succès obtenu dans le premier album, Héritier Watanabe lance sur le marché de disc un deuxième opus qui le place depuis, au sommet de son art. Intitulé Mi-ange Mi-démon, cet album continue de cartonner à travers tous les coins du pays et même en dehors de nos frontières. Des chansons comme Gombe na Gombe, longue vie et Rachoux retiennent l’attention de tous les mélomanes au point de placer Watanabe comme le valable gardien et protecteur de la rumba congolaise.

Héritier Watanabe l’exemple du courage et de la détermination

Talentueux et bon chanteur, ce qui surprend plus d’une personne c’est le courage et le côté intrépide de l’artiste musicien Héritier Watanabe qui est toujours prêt à relever n’importe quel défi. Alors qu’il venait à peine de quitter Werrason et ne disposant pratiquement pas d’un répertoire costaud pour livrer un concert live, Héritier Watanabe décide d’offrir à son public un premier spectacle à Roméo Golf à Gombe, et prend le risque de fixer l’entrée à plus de 100$. L’événement connaîtra une réussite totale compte tenu du spectacle présenté et de l’engouement du public. La même année il tente de jouer l’Olympia de Paris. Toujours déterminé et prêt à affronter n’importe quel défi, Héritier Watanabe effectue le déplacement de Paris avec son orchestre et sur place ils tiendront même quelques séances répétitives avant le spectacle proprement dit. Malheureusement, à quelques heures du début du concert, l’événement sera annulé compte tenu des échauffourées occasionnées par ceux qui se font passer pour des combattants.

Intrépide et décisif, le 25 décembre 2022 Héritier Watanabe affronte le mythique stade des martyrs, décidément le seul endroit qui permet d’évaluer la popularité de nos artistes musiciens. Avec plus de 60.000 personnes présentes au stade des martyrs ce 25 décembre, Héritier Watanabe a présenté l’un des plus beaux spectacles. Son impeccable, voix naturelle et chorégraphie attractive, Héritier Watanabe a assuré et a valablement défendu le clan Wenge.

Maturité dans la prise de parole en public et reconnaissance aux aînés

Dans un monde musical marqué par des invectives et des provocations, de l’ingratitude et de l’impolitesse, de l’immaturité et de l’arrogance ; Héritier Watanabe se démarque de tous ces maux au grand étonnement du public.
D’abord il a décidé de reprendre ses études afin de décrocher son diplôme d’État et s’apprête désormais à débuter ses études universitaires. Cette passion envers les études fait de lui un artiste musicien différent des autres.

Très reconnaissant vis-à-vis de son formateur Werrason, Héritier Watanabe est resté proche de son mentor même après avoir quitté son orchestre. Il est en parfaite harmonie avec ses aînés du clan Wenge dont JB Mpiana, Alain Makaba, Didier Masela, Blaise Bula et Adolphe Dominguez. Il suit ses aînés partout et l’illustration la plus patante c’est sa présence sur le podium du clan Wenge Musica le 30 juin dernier aux côtés de tous les pionniers de cet orchestre en marge de leur concert de réconciliation.

Rassembleur, social et mature ; Héritier Watanabe n’accorde quasiment jamais son temps aux frivolités même quand sa personnalité est touchée. Jamais dans la guéguerre, l’artiste accorde plus de temps au travail qu’aux futilités. En dépit du succès et de la notoriété qu’il a gagné dès son adolescence, Héritier Watanabe continue de garder la tête entre les épaules et continue de se considérer toujours comme un apprenant. Une attitude qui fait de lui l’artiste préféré de ses aînés.

Dans la même logique, Héritier Watanabe est resté celui qui partage le peu qu’il a avec ses proches. Allergique à la souffrance des autres, le Boss live ne supporte pas voir les autres se lamenter et est toujours prêt à mettre la main dans la pâte pour décanter une situation.

Au cœur de l’actualité musicale depuis plus de deux décennies maintenant, Héritier Watanabe a devant lui une longue et riche carrière à l’instar de Papa Wemba, Koffi Olomide, JB Mpiana et Werrason.
Qui vivra verra!

By Hervé Itoma

Directeur Général