Dans une interview accordée aux confrères de France 24 et RFI, Martin Fayulu s’est montré partant à l’idée de reporter les élections d’une année.

Le président de l’Ecidé l’envisage, car il fait savoir qu’il entend l’avis des experts qui estiment qu’il est impossible d’avoir des élections correctes et impartiales dans le délais constitutionnels.

Par ailleurs, Martin Fayulu pose deux conditions pour cautionner le report des élections prévues l’année prochaine, soit en 2023.

« Premièrement, que l’actuel président Félix Tshisekedi quitte le pouvoir dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire au plus tard le 23 janvier 2024. Deuxièmement, que le président de transition (le président du Sénat, selon la loi), qui lui succédera, organise les élections présidentielle et législatives dans un délai maximum de quatre mois, c’est-à-dire avant le 23 mai 2024, comme le prévoit la loi en cas d’empêchement présidentiel », a déclaré l’opposant congolais.

Au cours de la même interview, Martin Fayulu a laissé entendre qu’il reste confiant dans la victoire finale, car selon lui, « les Congolais sont exaspérés par le régime corrompu de Félix Tshisekedi, qui a dilapidé l’argent du trésor public en donnant 21.000 dollars par mois à chaque député au lieu d’équiper l’armée face aux agresseurs rwandais ».

À en croire Martin Fayulu, les élections transparentes passent par la tenue d’une table ronde qui mettra aux prises l’Union sacrée de Félix Tshisekedi, le FCC de Joseph Kabila, la coalition politique Lamuka et la société civile pour revoir la loi électorale et réexaminer la composition de la CENI et de la Cour constitutionnelle.

By Hervé Itoma

Directeur Général